‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 76 sur 148 · TRAITEMENT DES SYPHILIDES CUTANÉES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES SYPHILIDES CUTANÉES

le nombre des accideDts tertiaires que présente cette série. En d'autres termes nous voudrions savoir si un plus grand nombre de malades traités pendant les accidents secondaires n*écbappe pas absolument aux accidents tertiaires que s'ils n'avaient pas été traités du tout, et si le traitement pendant la seconde période ne met pas généralement à l'abri des accidents de la troisième (1).

M. JuUien a recueilli 218 faits de syphilis tertiaires^ 59 cbez des malades non traités, 149 chez des malades mercurialisés. Il est certain que ce résultat donne beaucoup plus de cas de syphilis tertiaire à la catégorie des syphilis naturelles qu'aux séries de mercurialisés, car l'immense majorité des syphilitiques a pris du mercure. Et s'il était prouvé que les syphilis mercurialisées ne donnent que rarement lieu à des accidents tertiaires, il faudrait donner toujours le mercure pendant la période secondaire, même au risque d'avoir exceptionnellement un accident tertiaire plus grave que si on avait laissé évoluer naturellement la maladie.

Dans notre service, nous donnons le mercure à petite dose et seulement pendant la durée des syphilides lorsqu'elles sont légères, une pilule de cinq centigrammes de proto-iodure ou une cuillerée à bouche de liqueur de van Swieten dans du lait pour les syphilides de moyenne intensité, le double ou des frictions dans les syphilides graves, en nous arrêtant avant la salivation s'il y a de la stomatite.

(l) Dtns son excellent Traita pratique des maladies vénériennes, M. Jallien n'est pas aassi affirmatif que dans ses recherches statistiques, et il ne regarde pas comme incontestablement établi que les syphilides mercurialisées pendant les accidents secondaires donnent plus souvent lieu à des accidents tertiaires que la syphilis mercurialisée dès le début du chancre.

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t9è BtmOGRAFHIE DES SYPHILIDES

Noos ne donnons pas le mercure préyentivement parce que nons ne sommes pas persnadés qni( empêche le retour des syphilides. Quand il s'agit de syphilides graves précoces, ou de syphilides tertiaires, pustuleuses ou tuberculeuses, nous associons liodurede potassium au mercure par le sirop de Gibert ou par Piodure donné à Fintérieur et uni aux frictions.

Le traitement local des syphilides graves confiera dans les bams de sublimé, et pour les syphilides pusiulo-crustacées et tuberculo-ulcéreiises dans le pansement avec Templàtre de Vigo ou avec Hodoforme.

BIBUOGRAPHIE DES STPHILmES

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