SYMPTOMES DE LA SYPHILIS OSSEUSE Î
lures plus ou moins nombreuses ayant la consistance pâteuse de la périostite^ ou donnant la sensation du tissu osseux, suivant l'âge de la lésion. L'épaississement du tibia peut être tel qu'il double son volume. En explorant ainsi la surface de Tos^ on se rend compte aussi de sa sensibilité qui est telle parfois que le simple contact est douloureux. Pendant toute la longue période de transformation de l^ostéo-périostiteen osléo-périostose jusqu'à l'ossification complète, des tissus enflammés jusqu'à ce que le processus soit éteint, résultat qui peut se faire attendre plusieurs années, on réveille de la douleur à la pression ou à la percussion de l'os. Celte douleur existe spontanément pendant les premières heures du séjour au lit.
Les périostoses de la clavicule, qui sont très-faciles à observer, car l'os est accessible à l'exploration sur la plus grande partie de sa surface, se présentent le plus souvent sous la forme d'un renflement ovoïde allongé suivant la direction de l'os. Ces tumeurs se continuent parfois le long du tendon du sterno-cleido-mastoidien par un tissu gommeux.
Les ostéo-périostites de la face antérieure du sternum et des os du crâne affectent généralement la forme de tumeurs aplaties plus ou moins larges, faisant un relief régulier, appartenant à un segment de sphère lorsqu'elles sont récentes. Elles ont alors une consistance élastique. Au début, le traitement par l'iodure de potassium peut les faire disparaître, plus tard, lorsqu'il se forme au pourtour de la tumeur des productions osseuses, on peut sentir un rebord dur au milieu duquel on perçoit la mollesse relative de la partie centrale de la nodosité. A la surface de ces os plats qui sont exposés aux contusions et aux chocs extérieurs, il peut sedévelopper une inflammation intense,
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qui aboutit à la formation de pus au-dessçus du périoste etàcles collections purulentes qui se font jour du côté de )a peau enflammée elle-même à ce niveau. C*estlâ une complication toujours sérieuse, car, lorsqu'une suppuration s'établit à la surface de Tos, il peut y avoir une ostéite raréfiante, une élimination de fragments osseux par Pouverlure fistuleuse qui s'établit au milieu de la saillie gommeuse primitive. La suppuration très-lente à guérir peut amener aussi la nécrose par éburnation de fragments osseux considérables, une éburnation de l'os, des exostoses périphériques, etc. Tous ces accidents ne vont pas sans altérer profondément la constitution, sans compter que le siège dé la lésion peut entraîner des troubles fonctionnels trèsgraves. Ces derniers éclatent surtout si la table interne des os du crâne et la dure-mère sont malades de la même façon que le périoste et la table externe.
Il est tecile de reconnaître les gommes et Inflammations syphilitiques du périoste et de Tos au sternum, car les parties sont découvertes et faciles à explorer. Les tumeurs de la face antérieure du sternum qui sont petites, dures ou élastiques, de consistance osseuse à leurs bords ou dans toute leur masse, doivent être mises sur le compte de la syphilis; mais lorsqu'on a afl'aire à une lésion osseuse accompagnée d'une fistule cutanée suppurante, d*oû sortent des fragments d'os poreux, ou bien si l'on sent avec le stylet un fragment osseux nécrosé, on peut hésiter entre la syphilis et une ostéite scrofuleuse, ou pour mieux dire une luberculisaiion du sternum accompagnée d'ostéite et de carie. On sait, en 60*01, que les tubercules du sternum ne sont pas rares. Dans les cas douteux les antécédents des malades, l'état du sommet des poumons ^t l'action
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