‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 95 sur 148 · SYPHILIS HÉRÉDITAIRE TARDIVE NT · texte numérisé non relu

SYPHILIS HÉRÉDITAIRE TARDIVE NT

présentait cette face contractée appartenait plutôt à la méningite. Je vous dis même que ce devait être Fun on l'autre ; mais que si Ton analysait tous les symptômes, on était alternativement tenté de dire que ce n'était pas la méningite et que ce n'était pas l'urémie. Deux éléments importants manquaient encore à notre jugement : la connaissance de la quantité de matières éliminées par les urines et la connaissance de la température. J'ordonnai que les urines fussent conservées et, au besoin, recueillies par la sonde afin qu'on pût faire le lendemain l'analyse quantitative été prodails de 84 heures, et je fis placer le thermomètra dana le rectum. La température était de 37o,9. Ce signe était peu favora* ble à ridée de méningite. Je prescrivis cependant la oalomel.

Le lendemain, 14 man, l'état comateux était moins intense, il ne s'était reproduit ni vomissements ni convulsions, il n'y avait ni paralysie ni contracture , et ces signes négatifs semblaient de nature à éloigner Tidée de méningite. La température restait abaissée ; en invoquant les observations de MM. Gharcot et Bour-» neville, je vous disque l'urémie m'apparaissait comme plus pro* bable, mais je ne pus apporter à cette opinion un argument déoisif : les nrines n'avaient pas pu être recueillies, elles avaient été rendues involontairement par le malade.

Le il mars, nous trouvons ee jeune homme dans un ooma prav fond, l'œil est saillant, rouge, terne, fixe et convulsé en dehors ; l'apparence est tout à fait celle des acoidents méningés ) mais la température reetale qui est descendue 4 37« proteste eneare oontre l'idée de méningite. La mort survient le iS à 4 heures du matin. J'étais perplexe en me rendant 4 ramphithé4tre et j'exprimais les incertitudes de ma pensée en vous disaql : allinna^nous trouver l'altération granuleuse des méninges sans méningite. Mea? sieurs, nous avons bien trouvé une altération des méninges sans méningite, mais eette altération n'était pu tuberaniense. Il n'y avait de granulations nulle part, il n'y avait pu de phthisie, il n'y avait même pu de mal de Bri^t. Notre malade était un sy-i philitique et non un tuberculeux, il n'avait de lésions syphiliti* ques qu'4 la fhce interne du orâne et 4 la fiaeo postérieure du sternum, mais 11 avait de plus une lésion des poumons, lésion nouvelle et non déerite ; il avait encore une lésion du reins, lésion également nouvelle et non décrite. Ces révélations de l'anlopsie sont assez importantes pour que je leur consacre la prochaine leçon. Nous pourrons alors discuter aveo plus de proit la délioate question de l'origine de cette fyphilis. Je la pose anjonr* dirai dans ou deux tnterrogalions : syphilis acquise on syphilis héréditaire tardive ?

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