‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 98 sur 148 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

▲RTHUTS STMULITIQI»

La n^ffimée f.*. (A.?^ â&ée de ^ ^i^^, couturière, entre, le ii juiUet iS78, salie SamtrFerdinaud, lit &<> #. J4 syphilis par^tt avoir débuté chez cette femme, en févrie;* )S69, pai* un mal de liorge très-intense, suivi 4*uBe éruption de larges plaques muqueuses aux lèvres. Ces dernières auraient duré deux mois.

Vers le mois 4'^nl 1870, il apparut aux organes génitaux une éruption de plaques muqueuses, très-contluénte, douloureuse^ ay^c oedènie conçi4érable des grand^es lèvres.

La o^^de se décida i entrer i Loijircine, dans le service de V . ^éan, salle Saint-Louis. A ce pioment, outre ses plaques, ello ^vait une éruption de lai'g^s papules sur le tronc, les jambes, les bras fit à la face paln^aire des mains.

^e resta 6 mois d^ns ce service pendant lesquels elle fut traitée avec des pilules de proto-iodure de mercure, des bains sulfuren%f du vin de quinquina, du fer, etc. A sa sortie, les papules avaient disparu en partie, les plac^ues muqueuses étaient entièrer ment guéries. Pendant deux mois, la malade se porta ^ peu près bien. Puis il se moi^tra, dans les os des jambes et des cuisses, des douleurs extrêmement vives, surtout la nuit, qui lui causaien une insomnie très-grande* Aucune douleur analogue dans les clavicules, la tête ou les bras. Pias de céphalée. jLa malade reutra de nouveau à Thôpital. Au même moment, la malade eut la gale. En outre, il sortit sur les jambes, les fesses et les cuisses, de gros

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boutons de couleur rouge, douloureux, que Ton cautérisait an nitrate d*argent. Les éruptions sécrétaient une sérosité très-abondante; on les pansait avec du linge troué recouvert d*ongnent de la mère. La malade resta neuf mois à l'hôpital dans cette seconde période, elle en sortit entièrement guérie. (Fin de 1870.)

1870-1871-1872. Dans les trois années qui suivirent^ la malade ne ressentit plus d*autre malaise que l'éruption de plaques de psoriasis aux mains (face palmaire), aux coudes et aux genoux. En même temps, les cheveux et tout le système pileux du corps disparurent.

Les cheveux ont repoussé en partie; mais aucun poil n^a reparu.

Cet ensemble d'éruptions successives a nécessité 7 fois sa rentrée à rhôpital ; dans ses différents séjours, elle a toujours été traitée par le mercure.

1878. Elai actuel. — La face est pâle, la peau partout décolorée ; l'amaigrissement est assez considérable.

La malade souffi'e actuellement d'un peu d'embarras gastrique. Pouls fréquent. Appétit presque nui. Faiblesse générale. Céphalalgie intense. Quelques vertiges. Le phénomène prédominant est une douleur très-vive dans les genoux qui rend la marche difficile^ depuis environ deux mois.

Le genou gauche est plus volumineux que le droit. Il n'existe pas de changement de coloration de la peau. A la face externe de Tarticulation, du côté gauche, on voit une tuméfaction très-appréciable surtout quand on fait ployer le genou. Par la pression, on éprouve une résistance mollasse, peu fluctuante, qui semble provenir non-seulement d'un peu de liquide dans l'articulation, mais aussi de fongosités. Du côté droit, la fluctuation est plus manifeste, on sent mieux le frottement rotulien. La flexion des genoux est douloureuse. Même au repos^elle éprouve des douleurs vives, subites, dans les articulations malades. On trouve des exostoses sur les tibias et le bord des cubitus.

Il n'existe aucune autre manifestation syphilitique. On prescrit à la malade 2 gr. d'iodure de potassium par jour.

Le 5 août. Le genou gauche est du môme volume que le droit; mais la peau du genou gauche est comme un bas trop large. La rotule est plus mobile qu'à droite. Il reste encore un peu de liquide.

La malade sort guérie au milieu du mois de septembre.

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