DÉTERMINATION DES PARAMÈTRES
Tout terme simple, qui doit être une intégrale particulière de l'équation (5), peut être pris sous la forme
(8) V, = e ^ COS(/lîX-f-r^),
OÙ le paramètre m et Tare complémentaire ^ sont des constantes. Pour qu'il vérifie les conditions (6 y, il faut que l'on ait
tang ( ma -4- y j == — =tang p , m
(9) { ^ taDg(/7?a — •»}/)=; — = tang'pt'.
fxet/x' désignant les deux arcs, moindres que -» dont les
tangentes reproduisent les quotients de / et de /' par m. C'est-à-dire que les arcs (ma-j-tp) et [ma — ^) doivent être deux multiples de tt, augmentés de /x et fx'; ce qui donne les équations
d'où l'on déduit, en remplaçant la somme de (y -4- j')Tt des deux multiples par un seul, /ir, ei observant que le complément (|/ peut être augmenté de /'ti, sans clianger la va-
THÉORIE DE LA FOIVMATIOM DES CRISTAUX. apS
nue à la température à très-peu prés constante du réseau liquide qui l'entoure. Le dépôt crislallin ne s'opère que quand le refroidissement des volumes élémentaires est parvenu à un certain degré.
Remarquons que, dans cette manière très-simple de concevoir le phénomène de la cristallisation , le liquide pur, ou qui ne contient que d'autres sels, peut se mouvoir librement dans les cloisons du réseau de séparation; que même les volumes élémentaires, à demi solidifiés, peuvent se mouvoir de toutes pièces, monter ou descendre, sans que les lois de leur refroidissement en soient notablement changées : car, c'est comme si, lors du refroidissement d'un solide dans la glace fondante, on le faisait voyager dans le bain qui l'entoure.