‹ Leçons sur la théorie analytique de la chaleurChapitre 32 sur 242 · JUSTIFICATION DU PRINCIPE · texte numérisé non relu

JUSTIFICATION DU PRINCIPE

Les formes de certains cristaux naturels, et entre autres là cristallisation tétraédrîque, indiquent (jue la surface qui limite, ou la molécule intégrante, ou le système particulaire, n'a pas toujours V égalité symétrique ; c'est-à-dire que deux rayons vecteurs, menés du centre de gravité M à celle surface, dans deux directions opposées Tune à l'autre, ne sont pas égaux. De là résulte que le coefficient F, les limites (^o^ ^1)5 ^t conséquemment la conduclibilité angulaire rf (6), peuvent différer pour ces deux directions. Ce <(ue semble confirmer Télectrisation par la chaleur de certains cristaux, due très- probablement à l'inégalité des conductibilités angulaires dans deux sens opposés. Ainsi les relations (14)9 ^^ ensuite (i3), n'ont pas nécessairement lieu.

En résumé, pour que la théorie actuelle embrasse tous les cas possibles, il faut et il suffit de considérer les neuf coefficients, (a,, p., y,), des flux coordonnés (9), comme étant tous distincts et indépendants. Le principe posé au § n est donc justifié. Il ne présuppose aucune loi physique. Le seul fait qu'il emprunte à l'expérience, ou, si l'on veut, la seule hypothèse qu'il admette, peut s'énoncer ainsi : la quantité de chaleur échangée, dans un certain temps, entre deux points matériels, est d'autant plus grande, que leurs températures diffèrent davantage^ l'échange étant nul s'ils ont même température.

Ce principe ne se prononce pas sur la nature de la cha-

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leur, ctette cause mystérieuse de la température. U peuts^appliquer également aux diverses idées qu'on s'en peut faire : (fluide rayonnant, absorbé ou retenu par la matière pondérable; vibrations d'amplitudes variables, propagées par l'éther des systèmes particulaires; puissance vive de plusieurs rotations simultanées, constituant les molécules intégrantes, etc.). U n'assigne pas la grandeur de certains nombres, tels que dZ^ qui définit Ç,, et n du § XIV, applir que à la sommation (6) pour la conductibilité angulaire. Sont-ils considérables, comme le voulait Poisson? se réduisént-ils à 3, 3,. . . , au plus, comme nous le croyons? Peu lui importe. Seules, ses propres conséquences, rationnellement déduites, pourront aborder ces nombres inconnus, en établissant des lois que l'expérience vérifiera, et qui restreindront de plus en plus le champ qu'ils occupent.

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