‹ Leçons sur la théorie analytique de la chaleurChapitre 6 sur 242 · DISCOURS PRELIMINAIRE. XV · texte numérisé non relu

DISCOURS PRELIMINAIRE. XV

une sorte de désespoir, assez fort pour m'inspirer des doutes sur la théorie de pliysique mathématique que je cultivais, et dans laquelle je venais de découvrir une lacune considérable. Il m'avait semblé que, la nature se montrant particulièrement géométrique dans les phénomènes de la crfstallisation, c'était précisément là que le géomètre pouvait triompher. Tout au contraire, il n'était parvenu qu'à grand'peine, à traiter quelques polyèdres, lesquels se rencontrent peu ou point parmi les cristaux naturels, dont les formes primitives, convenablement choisies, peuvent cependant paver tout l'espace, comme l'exigent les séries périodiques.

Il était donc nécessaire de retourner au point de départ de la théorie analytique de la chaleur, pour tâcher de l'étendre aux milieux cristallins. Duhamel a, le premier, abordé cette importante question, dans son beau Mémoire : Sur la propagation de la chaleur dans les ^^çorps solides dont la conductibilité nest pas la même dam tous les sens^ inséré au tome XIII du Journal de r École Polytechnique .

Le principe admis est celui-ci ; Lorsque deux molécules, très-voisines, d'un milieu solide athermane et homogène, ont des températures inégale^, la plus chaude cède à la plus froide, une quantité de chaleur égale au produit, de la différence des températures, par l'élément du temps, .et par un troisième facteur dépendant à la fois, et de la distance, et désangles qui assignent sa direction; ce facteur ayant toutefois la même valeur pour deux directions opposées l'une à l'autre.

De là résulte ce corollaire, que le flux de chaleur

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