CHAPITRE V
PETITS MOUVEJdKiNTS D'UN CORPS ÉLASTIQUE
48. Nous ne nous sommes occupés jusqu'ici que du problème statique, c'est-à-dire de l'état d'équilibre d'un corps élastique soumis à des forces données. Nous allons maintenant chercher quels sont les mouvements que peuvent prendre les molécules d'un pareil corps, dévié de sa position d'équi* libre et soustrait à toute force extérieure.
En appliquant le principe de d'Alcmbcrt, on voit que les forces extérieures se réduisent aux force? d'inertie, il faut donc
remplacer Xdt par — -r-^ dm, dm étant la masse de l'élément
de volume d-c. On a donc dm = prfx, p étant la densité ; et les équations du mouvement sont
On a trois équations aux dérivées partielles du second ordre pour déterminer Ç, tj, Ç. De plus, pour i = o, Ç, tj, Ç sont des fonctions données de â?, y, Zj à Tintérieur du corps. Il en est de môme de leurs dérivées premières par rapporta t. Il reste à connaître les conditions à la surface. Si Ton suppose qu'il n'y a pas de forces extérieures superficielles, la pression sur tous les éléments superficiels des corps doit être nulle, ce qui donne les équations
Ce n'est pas toujours ainsi que le problème se présente ; par exemple, si Ton suppose que le corps est encastré dans un solide invariable, il se produit des réactions; la pression n'est pas nulle sur la partie encastrée ; mais les déplacements S, tj, C sont nuls.
En pratique, le corps est encastré dans un autre corps lui-même élastique, et c'est beaucoup plus complexe.
Nous n'avons pas tenu compte de la pression atmosphérique ; elle est en général négligeable par rapport aux forces qui produisent des déformations appréciables. Cependant, par exemple, pour un diapason qui vibre, elle peut avoir pour effet d'amortir les mouvements. Nous traiterons plus loin un problème simple où elle intervient; mais jusqu'à nouvel ordre nous regarderons la pression extérieure comme nulle.