‹ Leçons sur la théorie des maréesChapitre 22 sur 89 · CHAPITRE I. — THÉORIE STATIQUE DES MARÉES. I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — THÉORIE STATIQUE DES MARÉES. I

tant, du moins près des côtes, où le phénomène d'Hydrodynamique devient hydraulique, selon une expression très juste de M. Bouquet de la Grye.

D'autre part, l'action des astres se fait d'autant plus sentir que la masse d'eau sur laquelle elle s'exerce est plus étendue. C'est ainsi que l'attraction lunisolaire, qui serait impuissante à soulever un grain de poussière ou à alléger les corps dans une mesure appréciable, peut soulever les mers. C'est donc dans l'immense bassin des mers du Sud que doivent se produire les grandes marées, et, de là, elles se propageraient dans l'Atlantique comme dans un large fleuve, et le retard grandissant du Sud au Nord qu'on y observe s'expliquerait par le temps que la vague-marée mettrait à remonter ce fleuve.

Cette théorie du grand Océan du Sud, berceau de toutes les marées, a été soutenue notamment par M. Chazallon. Elle est très séduisante, et, sans exclure les autres causes capables d'altérer l'heure et la hauteur de la mer dans chaque port, elle mérite sans doute d'être prise en considération, comme pouvant fournir aussi sa part d'explication d'un phénomène qui se fausse en s'amplifiant, à mesure qu'il s'approche du seul observatoire où l'on puisse l'enregistrer : le continent.

l8 PREMIÈRE SECTION. — THÉORIE STATIQIE ET PRÉDICTION DES MARÉES. [13]

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