DU 8TSTÈBIB ORTHOGONAL FORMÉ PAR LES LIGNES DE COURBURE
on obtient l'équation cherchée sous la forme X* y^ z^
(.33) { /^î>^.^2|^î__Rî\î /^î uyî 4 22^R2\Î
a^ — h du — h
On trouvera de même les équations qui déterminent chaque ligne de courbure. En effet, les radicaux ô/ contiennent d'une manière symétrique les trois quantités A, p, pi ; Téquation précédente devra donc être encore vérifiée quand on y remplacera h par p et par pi. Cette remarque nous conduit immédiatement à la proposition suivante :
Si, dans l'équation (33), on considère h comme un paramètre variable, les surfaces correspondantes à deux valeurs distinctes de h se couperont mutuellement suivant une ligne de courbure commune à ces surfaces.
Si Ton chasse les dénominateurs dans l'équation (33), on reconnaîtra que, le coefficient de A* étant nul, elle est du troisième degré seulement par rapport à A; par conséquent, si l'on donne à A toutes les valeurs possibles de manière à obtenir une famille de surfaces, il y aura trois surfaces de cette famille passant par chaque point de Tespace. Ces trois surfaces, devant se couper mutuellement suivant des lignes de courbure communes, seront nécessairement orthogonales. Ainsi Téquation (33) définit un système triple orthogonal, analogue à celui qui est formé par les surfaces du second degré, et composé de trois familles représentées par la même équation. Si Ton suppose, par exemple, ai, «2, «3, «4 réels et rangés par ordre de grandeur, les trois familles correspondront aux valeurs de A couiprises entre a^ et aj, entre a^ et ^3, entre a^ et «4.
Les surfaces représentées par l'équation (33) sont du quatrième ordre et admettent pour ligne double le cercle de l'infini; elles ont reçu le nom de cyclides.
146. Nous indiquerons maintenant une application d'une autre nature. On sait que Yinversion, ou transformation par rayons
208 LIVRK II. — CIIAP. V.
vecteurs réciproques, définie, dans le cas le plus simple, par des formules telles que les suivantes
(34) X = ^JÎ;^., V=,^^^., Z- ^''
fait correspondre une sphère ou un plan à une sphère ou à un plan, qu'elle conserve les angles, les rapports de similitude des éléments infiniment petits. Nous allons montrer qu'elle conserve aussi les lignes de courbure.
Considérons, en effet, une surface quelconque (S), et soient o, Pi les paramètres de ses lignes de courbure. Nous savons que x^ y^ z satisferont à une équation de la forme
et cette équation se distingue de toutes celles qui seraient relatives à d'autres systèmes conjugués par la propriété, déjà signalée, d'admettre aussi comme solution x'^ -f-J>^" -h ^^- Ces quatre solutions de l'équation (35) s'expriment, au moyen de X, Y, Z, de la manière suivante :
-V -T- Y* -^- Z2 ' \i^\i^Zi' X2 -^- Y* -t- Z* ' \2^Y2-hZ«
Si donc on effectue dans l'équation (35) la substitution
l'équation en o- admettra les solutions particulières
et sera, par conséquent, de la forme
( 36 ) -— — = Al -. -^ B, - .
D'ailleurs l'équation (35) admettait la solution évidente 6 = i et, par conséquent, Técpiatiou (36) admettra, en même temps que X, \, Z, la solution
ff = X2 -r- Yî ^ Z^.
DU STSTÈUE ORTHOGONAL FORMÉ PAR LES LIGNES DE COURRURE. 209
Il résulte de là que la surface Heu du point (X, Y, Z) aura p, pi pour paramètres de' ses lignes de courbure. Ce résultat est précisément celui qu'il s'agissait d'établir.
147. On démontre d'ordinaire la proposition précédente en la rattachant au théorème de Dupin, relatif aux lignes de courbure des surfaces qui font partie d'un système triple orthogonal. Nous donnerons, en terminant ce Chapitre, une démonstration nouvelle de ce théorème.
Soient
(40) p = f(x, y, z), pi =/i(^,r, -), pj=/î(^,r»-)
les équations de trois familles de surfaces se coupant mutuellement à angle droit. Si l'on résout ces équations par rapport à x, r, z^ les relations
Sdx dû
dz dz àp àfi = °' ^ , . . . , — — — — „, „, dz àz
dz dz
dpi dpf" '
dx dx dp dpi
dx dx
~ àp dpx
^ ày ày dp dpi
dx dx dp dpt
dx dx ^ dy dy ~ àp dpt dp dpi
dx dx
dpi dpt
dx dx "" àpi dpi
, ày dy "" dpi dpt
Sdx dx ^ dx ôx dy dy dpi dpt "" dpi dpi "^ dpi do*
où nous employons le signe S de Lamé pour indiquer une somme étendue aux trois coordonnées d'un même point, devront avoir lieu identiquement. Si nous difTérentions la première par rapport à P2, la deuxième par rapport à pi, la troisième par rapport à o, nous aurons
Sdx d^x Ç\ dx d^x
dp dpi dpi i5 dpi dp dpi ~ ^'
Sdx d^x r? dx d^x dp dpi dpi i5 dpi dpdpl
Sdx d^x n dx d^x
dpi dp dpi "^ ij dpf dpdpl "" ^
et, par suite,
dx d^x C\ dx d^x CS dx d^x
^^^^ \^dp dpx dpt ~ ï^dpl dp~dft ~" Jj5^
àpt dpdpi
D'après cela, on voit que l'on aura trois systèmes différents de D. - I. ,4
aïO LIVRE II. — CHAP. V.
solutions de réquatîon en //, r, tr
d.r àr ôz
o^ dp dp
si Ton prend, soit
soit
soit enfin
djr dy as
dpi dpi dpx
djT dy dz
o?t dp, ôpt
à?i Opt dpi dpi dpi dpi
Ces systèmes ne pouvant être linéairement indépendants, il faut que le dernier soit une combinaison linéaire des deux premiers, c'est-à-dire que x, j)', z soient des solutions particulières d'une équation de la forme
did d^ d^
Opidpi dpi dpt
Les variables pi, p^ définissent donc, sur la surface (p), un système conjugué, et comme, parla nature de la question, ce système rst orthogonal, il est nécessairement composé des lignes de courbure. On vérifie, d'ailleurs, aisément que Téquation linéaire (43) admet aussi la solution particulière
148. La démonstration précédente conduit à une nouvelle méthode de recherche des systèmes orthogonaux. Nous venons de voir que les coordonnées x, i', z et la somme x^ -hy^ -h ^^ satisfont à l'équation (43), et il est clair que ces solutions satisfont à deux autres équations semblables en p, p2 et pi , p. Nous allons montrer, réciproquement, que lorsque trois équations linéaires de la forme
di 0 <K) f)0
=r ffj h n — »
dpi dpt dpi dpt
~ nii -7- -+- /ij
dpi dp dp dpi
DU STSTéllE ORTHOGONAL FORMÉ PAR LES LIGNES DE COURBURE. 211
admettent trois solutions particulières Xy y^ z en même temps que la somme de leurs carrés x^ -\-y^ -^ z^^ le système de coordonnées curvilignes défini par les expressions de x^ y, z en fonction de p, pi, p2 ^st nécessairement orthogonal.
Considérons, en effet, Tune des surfaces coordonnées (p); le système de coordonnées curvilignes (pi, Pq), déterminé sur cette surface par les deux autres familles, est formé des lignes de courbure de cette surface; car x]yj z, considérées comme des fonctions de pi, p2, satisfont, en même temps que x^ -\-y^ 4- ^*, à la première des équations précédentes. Les surfaces des trois familles, se coupant mutuellement suivant leurs lignes de courbure, seront nécessairement orthogonales.
149. Pour ne pas traiter ce sujet d^une manière incomplète, nous remarquerons qu'on peut obtenir aisément les coefficients m, n, ... quand on connaît l'expression de l'élément linéaire
ds^ = H« dp^ -f H J dp} -H HJ dpi
dans le système orthogonal. Si l'on différentie, en effet, par rapport à pi Téquation
on aura
âW c\àx â*x
„ dH Ç\ox â*x àpi ^ ïjdp dp dpi
et, en remplaçant par sa valeur déduite de la dernière équa-
tion (44),
On a donc
I dH
Si Ton substitue cette expression et les valeurs analogues de /?2, m, n, ... dans les équations (44)) on les obtient sous la
21 '2 LIVRE II. ~ CUAP. V. — OU SYSTÂMB OBTUOCONAL, BTC
àpi àpi '
àpiOp
ôpôp^ ~
')ll
àp
qui csl duc à Lame.
LES COORDONNÉES PENTASPUÉRIQUES. 2l3