‹ Leçons sur la théorie générale des surfaces et les applications géométriques du calcul infinitésimal. 4ème partie (volume 5)Chapitre 46 sur 105 · TRAJECTOIRES ORTHOGONALES O'UNE FAMILLE DE SURFACES · texte numérisé non relu

TRAJECTOIRES ORTHOGONALES O'UNE FAMILLE DE SURFACES

en supposant

M* -h i>* -h iV* = I .

L'enveloppe sera donc définie par l'équation

(ao) aM u— î^ j -^ b^v^= (p — Ay,

On trouverait de même, en employant la seconde sphère, l'équation

évidemment équivalente à la précédente; car, en la retranchant de cette équation, on obtient l'identité

^*(a*-+- i>'-h iv'— i) = o.

445. Jusqu'ici nous avons défini les courbes de la congruence par leurs équations difTérenlielles. Supposons maintenant que l'on connaisse leurs équations en termes finis ; et commençons par le cas le plus simple, celui où ces équations sont résolues par rapport aux constantes arbitraires.

Soient

les équations des courbes de la congruence. On déduit de là par la diflférentiation

dx dy __ dz

âa âb da db da db da db da db da db dy dz l)z ày dz dx dx dz dx dy dy dx

Appliquons l'équation (5) en y remplaçant X, Y, Z par da db da db da db da db da db da db

dy dy dz dz ' dz dx dx dz ' dx dy dy dx '

nous trouverons ainsi

/da db da db\ F d /da àb da db\ d^ /da db^ da db\l ^ \dy dz dz dy/\dz\dz dx dx dz) dy\dx dy dy dx)\ ~ '

les termes non écrits se déduisant des précédents par des permu-

équation /= o représente le plan de la courbe. On aura des résultats de la forme suivante :

■^ =z mx -h ny -\- qz

db

Si Ton suppose que la seconde équation delà courbe représente

le cjlindre qui la projette sur le plan des œy^ ip, -£ r= <p, , -I = ip^

seront trois fonctions quelconques de x et de y. L*équation (26 prendra alors la forme suivante

âx

<fy

dx

A, B, C étant trois constantes qui dépendent de m, /î, q] m', //', q'. L'application du théorème des fonctions homogènes permet de réduire cette équation au degré 3 (m — i). On aura donc ici

Pour les congruences de cercles, on peut prendre

et (pi, (p2 se réduisent, on le verra aisément, à des fonctions du premier degré. On a alors

et le déterminant qui figure dans la relation (28) peut se ramener au premier degré; le premier membre de cette relation se réduit donc au premier degré et Ton a

TRAJECTOIRES ORTHOGONALES d'l'NE FAMILLE DE SURFACES. ^73

On est ainsi conduit au théorème suivant :

Lorsque les cercles d'une congruence sont normaux à plus de deux surfaces, ils coupent à angle droit toute une famille de surfaces,

qui a été donné par M. Ribaucour et que nous démontrerons plus loin, avec tous les développements qu'il comporte, par une analyse plus élégante.

Lorsque les fonctions / et cp sont, l'une et l'autre, de degré supérieur à i, on peut encore, en introduisant les coordonnées homogènes x^y^ Zy t^ abaisser le degré de la condition (26). Si, pour abréger, on désigne par (P, Q) le déterminant fonctionnel des quatre fonctions P, Q,/, «p, considérées comme dépendant des variables homogènes x^y^ z, ty on pourra mettre l'équation (26) sous la forme suivante :

m-h n /do do\ nx-^n ^ fàf àf\ n \da^ db) m \da^ âb / ~~ ^

m et n étant les degrés de / et de cp, et A désignant le déterminant

à/ d(^ àf do da àb db àa

Le premier membre de l'équation précédente est du degré 3(/n -H /i — 2) par rapport aux coordonnées x, y^ z^ t. Par suite, si une congruence est formée des courbes qui sont V intersection complète de deux surfaces d'ordres m et /i, les courbes de la congruence ne pourront être normales à plus de

surfaces distinctes, à moins qu'elles ne soient les trajectoires orthogonales d'une famille de surfaces.

Pour /2 = I, on retrouve la proposition indiquée plus haut, et qui a, d'ailleurs, été déjà énoncée par M. Ribaucour.

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