‹ Leçons sur la tuberculose et certaines septicémies [electronic resource]Chapitre 10 sur 48 · NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

NEUVIÈME LEÇON

RÉSISTANCE DU BACILLE DE KOCH AUX CAUSES DE DESTRUCTION MODES DE COISTAGION DE LA TUBERCULOSE

Persistance de la virulence dans les cultures, dans les lésions, au contact de Teau et de Pair. — Influence du froid, de la chaleur, de la putréfaction et des antiseptiques.

Transmission de la tuberculose par les voies digestives et respiratoires.

Je VOUS entretiendrai aujourd'hui de la résistance qu'oppose le bacille de Kocli aux différentes causes de destruction. Si vous VOUS mettez à la place de l'hygiéniste, vous comprendrez facilement tout l'mtérêt que nous avons à connaître les moyens prophylactiques ou curatifs dont nous disposons pour combattre un ennemi aussi redoutable que le virus tuberculeux. Aussi, peu de questions ont absorbé autant de temps aux expérimentateurs.

La virulence des cultures sur milieux solides, les seules qui aient été examinées à ce point de vue, disparaît quelquefois au bout de quarante ou cinquante jours, bien que leur végétabilité subsiste plus longtemps. Il faut distinguer, sous ce rapport, les bacilles de provenance humaine et ceux de provenance aviaire, les derniers étant plus vivaces et conservant plus longtemps leur virulence.

MM. Chantemesse et Widal ont expérimenté avec des cultures aviaires mélangées à de l'eau de Seine stérilisée, maintenue aune température variant de 8*" à 12° et de à 20%* ils ont constaté que la végétabilité persiste pendant cinquante-deux jours à la température la plus basse et soixante-dix jours à la

température la plus élevée. Quant à la virulence, elle parut abolie, puisque toutes les inoculations ont donné des résultats négatifs; toutefois, nous enregistrerons ces conclusions sous réserves, à cause de la dilution considérable des cultures qui raréfiait les bacilles. •

Ces réserves sont d'autant plus justifiées, que les bacilles contenus dans les lésions tuberculeuses conservent pendant longtemps leur virulence au contact de l'eau. C'est ce qui ressort des expériences de M. Galtier et de MM. Cadéac et Malet.

M. Galtier a constaté par inoculation, au bout de dix-sept jours, la virulence de petits fragments de rate tuberculeuse maintenus dans de l'eau non renouvelée à la température de -f- 3° à -j- 8°. Il a également obtenu des inoculations positives avec de la matière tuberculeuse de porc et de vache maintenue dans un courant d'eau de O'' h-\- ii° et de + 13° à -[- 17°, au bout de quatorze jours, et avec de la matière tuberculeuse de vache qui avait séjourné pendant soixante jours dans un courant d'eau, dont la température variait de — 3° à-|-10°. Cependant, fait digne de remarque, la tuberculisation des animaux inoculés a été lente ; il est probable que beaucoup de germes avaient perdu leur activité.

MM. Cadéac et Malet ont constaté au bout de vingt-quatre jours la virulence de fragments de poumon immergés dans de l'eau renouvelée et, au bout de soixante-seize, cent vingt, cent cinquante jours, celle de fragments identiques placés dans un bocal plein d'eau. A partir de cent cinquante jours, les microbes de la putréfaction empêchèrent à leurs inoculations de donner des résultats positifs.

Yous voyez, en somme, que l'immersion dans l'eau est peu nuisible à la virulence des lésions tuberculeuses de mammifères.

Il en est de même de l'exposition au froid.

On sait d'une manière générale, par une expérience mémorable

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