‹ Leçons sur la tuberculose et certaines septicémies [electronic resource]Chapitre 40 sur 48 · TROISIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TROISIÈME LEÇON

SEPTICÉMIE GANGRÉNEUSÈ [suÙe)

Inoculation de la septicémie gangréneuse dans le tissu conjonctif. — Expériences de Bottini et de Tédenat. — Expériences systématisées de Chauveau et Arloing. — Des animaux sur lesquels évolue la septicémie gangréneuse. — Comparaison des différentes voies d'inoculation. — Observations importantes faites à ce propos.

L'inoculation était la première expérience à tenter pour se renseigner sur la nature de la septicémie gangréneuse.

A ma connaissance, c'est Bottini, de Novare, qui fit la première inoculation de septicémie gangréneuse (je dis septicémie gangréneuse et non septicémie ou septicémie expérimentale). Il a opéré sur le lapin et le cobaye en introduisant soit dans un godet creusé au sein du tissu conjonctif, soit dans le long trajet hypodermique d'une seringue à injection, de la sérosité exprimée de deux membres amputés pour cause de gangrène envahissante. Il a minutieusement décrit, de la manière suivante, les lésions et les troubles physiologiques qu'il a provoqués.

« Pour ces expériences, je me suis servi de l'inoculation hypodermique, ainsi que de l'inoculation par une blessure artificielle, du liquide exprimé de fragments mortifiés de membres amputés pour cause de gangrène envahissante.

« Les incisions furent pratiquées de préférence sur le dos des cobayes et la substance infectante déposée sous les lambeaux de ces plaies.

«Trois ou quatre heures après l'inoculation, la plaie se gonfle, ses lèvres deviennent jaunâtres; la pression révèle une crépitation emphysémateuse sensible; les points de suture tombent

d'eux-mêmes et il en résulte un écoulement abondant de sérosité citrine assez visqueuse.

« Plus tard, il se dégage de la plaie une odeur fétide, identique aux exhalaisons de la gangrène envahissante; les bords se sphacëlent, le fond devient œdémateux et gris rougeâtre, transformant ainsi l'incision en une vaste solution de continuité d'un aspect sinistre.

« Au T jour, le bord de cette plaie se relève d'un cercle chaud et assez douloureux, dû à la puUulation des bourgeons charnus, barrière vivante destinée à arrêter la propagation du mal.

« Les inoculations avec la seringue de Pravaz chargée de liquide putride furent pratiquées dans le tissu conjonctif souscutané de l'abdomen.

« Elles occasionnèrent une mortification plus ou moins diffuse des parties molles tapissant la zone contaminée. Pour ne point soulever la peau et éloigner les chances de gangrène par arrêt mécanique de la circulation, nous nous bornons à injecter un seul gramme de liquide, excluant ainsi certaines vraisemblances que les phénomènes observés puissent avoir quelque rapport avec la quantité matérielle de liquide injecté.

« Peu de minutes après l'infection, l'animal se cache et reste immobile, donnant pendant quelques heures des signes non équivoques d'une grande prostration des forces. On le fait difficilement marcher, malgré de brusques incitations; parfois, il fait quelques pas chancelants, puis il tombe sur le flanc ; il n'émet aucune plainte et a plutôt l'apparence de la stupeur ou d'endurer une profonde souffrance.

« Une heure après l'expérience, la température s'élève de 1 à 2 degrés, puis décroît sensiblement et se fixe après 24 heures ; la respiration est accélérée^ ensuite visiblement haletante ; l'animal refuse les aliments et les boissons; quelquefois il est pris de soubresauts musculaires, d'autres fois les poils se hé-

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rissent et les membres s'agitent comme si l'animal était pris d'un accès de fièvre.

« Deux heures environ après une injection, quelques sujets ont d'abondantes déjections alvines; d'autres, au contraire, des vomituritions baveuses. Des phénomènes adynamiques sont communs à tous les animaux; pourtant ils sont plus ou moins accentués selon la taille et la vigueur des sujets.

« Les effets locaux des injections ne sont pas identiques tant sur les animaux de la môme espèce que sur ceux d'espèces différentes. Ainsi sur les chiens, certaines injections sont suivies de vastes destructions gangréneuses, tandis que d'autres, pratiquées cependant avee le même liquide et d'après le même procédé, déterminent une réaction locale insignifiante.

<( Sur les lapins, par contre, les phénomènes locaux sont moins éclatants, tandis que les troubles adynamiques sont très prononcés. Cependant, je dois dire que je n'ai employé ces animaux qu'en second lieu, c'est-à-dire lorsque j'avais déjà pratiqué beaucoup d'injections sur le chien et que le liquide avait perdu en grande partie sa propriété virulente.

(( Dans un second groupe d'expériences exécutées avec le suc tiré du second cas clinique, j'eus constamment l'inflammation et la chaleur de la mortification jusqu'à la mort de l'animal, qui arrivait d'ordinaire, pour les robustes et jeunes lapins, le deuxième jour après l'inoculation. Sur un seul lapin que j'ai inoculé à la face interne de la cuisse droite avec un gramme de liquide, le processus de mortification a semblé s'arrêter au 2" jour; mais, plus tard, il reprit en s'étendant au ventre, au point de tuer l'animal. »

Tels sont les résultats très intéressants obtenus par Bottini ; d'où se dégage un fait curieux, savoir, que les premiers accidents consécutifs à l'inoculation ont une grande tendance à la guérison, lorsque la sérosité infectante est simplement déposée dans un godet cutané peu profond.

En 1879, M. Tédenat, à Lyon, inocula avec succès la sérosité des phlyctènes et la sérosité inter-musculaire de deux cas observés, l'un dans le service de M. OUier, l'autre dans celui de D. Mollière. La sérosité pure ou diluée, additionnée d'eau ou de liquides antiseptiques, était inoculée à des cobayes qui moururent avec les lésions classiques. La présence des antiseptiques déterminait un retard dans l'éclosion des accidents.

L'inoculabilité de la septicémie gangréneuse était donc acquise en 1879. En reprenant ces recherches, M. Chauveau et moi nous n'avons donc pas eu l'intention d'établir ce fait, mais celle d'en étudier les détails, ceux-ci pouvant fournir de précieux renseignements sur la nature et la palhogénie de la septicémie gangréneuse. Autrement dit, nous avons soumis au contrôle d'une expérimentation étendue, méthodique et raisonnée, les notions connues à cette époque.

Au début, nous avons déterminé les espèces animales propr^es à r inoculation.

Un grand nombre d'espèces parmi celles qui servent aux études de laboratoire peuvent contracter expérimentalement la septicémie gangréneuse.

Si l'on se proposait de les ranger par ordre de réceptivité, on obtiendrait le tableau suivant :

Homme

1 Cheval (Renault, 1840).

2 Ane.

3 Mouton.

4 Porc.

5 Chien.

6 Chat.

7 Cobaye.

8 Rat blanc.

9 Lapin (réceptivité moyenne).

10 Poulet.

11 Canard.

L'intérêt de cette détermination n'est pas seulement absolu ; il résulte surtout de la comparaison du domaine de cette septicémie avec celui des autres affections qui reçurent aussi le nom de septicémie ou bien de celles qui présentent des symptômes, comme la production de gaz par exemple, ana-

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logues à ceux de la septicémie gangreneuse. Ainsi la septicéyme expérimentale ou de Coze et Feltz et Davaine peut s'inoculer aux animaux suivants, qui sont, par ordre de sensibilité :

Le lapin (très sensible).

La souris (très sensible).

Le cobaye (peu sensible).

Le rat (très peu sensible).

Elle n'a aucune action sur :

Le mouton (Colin).

Le poulet (Davaine).

Le pigeon (Davaine).

Elle pourrait, en outre, se manifester spontanément sur la vache (Magne, Davaine).

Le charbon symptomatique a beaucoup 'd'analogies avec la septicémie gangréneuse ; mais les animaux sur lesquels on le fait évoluer artificiellement ne sont pas les mêmes que ceux sur lesquels on transmet expérimentalement la maladie qui nous occupe ou bien ne sont pas rangés dans le même ordre. Les six espèces sensibles au charbon symptomatique seraient rangées dans l'ordre suivant :

\ très sensibles.

réceptivité moyenne.

■ à peine sensibles.

On voit donc, par la simple comparaison de ces tableaux, que les trois affections sus-indiquées ne déterminent pas les mêmes réactions sur les espèces animales. Cela suffit pour en faire trois maladies différentes.

Il n'y a pas très longtemps que l'on a compris l'importance des inoculations pratiquées sur plusieurs espèces dans le but d'établir un diagnostic différentiel. Cette pratique est pourtant nécessaire dans les cas où l'on ne tombe pas d'emblée sur une

10 Bœuf.

20 Mouton.

30 Cobaye.

40 Rat blanc, 50 Solipèdes.

6° Lapin.

espèce sensible au virus que Ton étudie, et utile surtout lorsqu'on examine des affections voisines ou analogues. Les inoculations multiples et variées sont d'autant plus précieuses que le rapprochement zoologique des espèces n'en peut pas faire prévoir les résultats.

Je vais enfin vous citer un fait intéressant et instructif au point de vue de Tétude des maladies virulentes en général. Le virus de la septicémie gangréneuse introduit dans le sac lymphatique dorsal de la grenouille est très bien toléré par cet animal tant qu'on le laisse dans les conditions ordinaires ; mais si on chauffe à 26° ou 28° l'aquarium qui contient la grenouille, celle-ci meurt au bout de 2 ou 3 jours et vient surnager à la surface toute gonflée de gaz. A l'autopsie, on constate des formes courtes du bacille de la septicémie gangréneuse pullulant dans les sacs lymphatiques, et ces microbes inoculés au cobaye le tuent avec les symptômes habituels de la septicémie.

Nous avons ensuite varié le mode d'introduction du virus, pour connaître les modifications ainsi apportées aux manifestations de son activité.

Pour cela, il nous fallait un terme de comparaison ; nous l'avons choisi dans les effets de l'inoculation de 2 à 5 gouttes de virus dans le tissu conjonctif, au fond d'un long trajet à l'abri de l'air. Sauf les troubles adynamiques et la diarrhée séreuse, nous observâmes chez les animaux récepteurs les symptômes décrits plus haut par Bottini. Nos expériences différaient de celles de l'auteur italien par les doses de virus que nous avons employées. Bottini inoculait des doses énormes, jusqu'à 1 centimètre cube sur le cobaye. C'est probablement à cette particularité qu'il faut attribuer les troubles adynamiques et la diarrhée séreuse qu'il a toujours observés.

Habituellement, nous avons inoculé dans le tissu conjonctif de la cuisse.

Infecté de cette manière, le mouton boite dès le lendemain

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de l'opération. Il présente de l'empâtement autour du tendon d'Achille. Le surlendemain, le membre inoculé est chaud, tuméfié ; l'animal est triste ; il marche sur trois jambes ; il souffre beaucoup au moindre attouchement. Des phlyctènes se montrent à la face interne du membre et l'on peut constater à cette période la crépitation et la sonorité des parties envahies. Les phlyctènes crèvent spontanément ou sont ouvertes par l'animal. L'œdème s'étend à une grande distance sous le ventre. Les gaz, au contraire, distendent la région fessière. Enfin l'animal meurt. Le mouton présente, en somme, une infiltration gazeuse et séreuse absolument comme l'homme et le cobaye.

Chez les solipëdes, la marche de la maladie est la même. Elle est plus rapide proportionnellement sur le cheval que sur l'âne.

Les gaz existent chez toutes les espèces, en quantité d'autant plus grande que la marche de la maladie est plus lente.

Pourtant sur les oiseaux, on obtient plutôt un œdème citrin extrêmement abondant qu'une infiltration gazeuse.

La température, élevée au début, s'abaisse toujours à la fin de la maladie. Citons comme exemple les modifications thermiques observées sur un âne inoculé dans le tissu conjonctif et chez lequel la maladie évolua avec une certaine lenteur.

L'inoculation eut lieu le 42 novembre 1881 ; la température initiale était 37% 5.

12 novembre ST^o

17 novembre 39°3

20 — 3503 iMort.

La température s'élève à 40° et au delà chez le mouton.

La durée de la maladie expérimentale varie suivant les espèces animales, la dose de virus employée et le point où l'inoculation est pratiquée. Lorsque l'injection est faite par in-

jectiondans le tissu cellulaire, le cobaye survit 24 à 36 heures ; le chien, 4 à 6 jours ; l'âne, 2 à 8 jours ; le mouton, 2 à 8 jours et souvent plus.

Je parlerai plus loin de l'influence des doses et du mode d'introduction, la maladie pouvant, selon les cas, revêtir quelquefois un type chronique et devenir méconnaissable cliniquement et expérimentalement.

Aux lésions déjà signalées par Bottini sur les animaux ou notés sur l'homme, nous ajouterons quelques particularités intéressantes.

Chez le mouton qui succombe à la septicémie expérimentale, on rencontre des épanchements dans les grandes séreuses du tronc. Or, l'épanchement occupe surtout le péritoine si l'inoculation a été faite à un membre postérieur, et principalement la plèvre et le péricarde lorsque le virus a été inséré sur le train antérieur. La localisation reste la même que ci-dessus lorsque le virus est injecté dans la veine saphène ou dans la veine jugulaire, à dose massive.

Si on examine attentivement le système musculaire, on aperçoit çà et là, mais en nombre assez restreint, des taches rougeâtres plus ou moins ecchymotiques. Une incision faite à leur niveau montre qu'elles s'enfoncent à une certaine profondeur dans le muscle. Elles révèlent donc des foyers métastatiques au sein desquels la pulpe musculaire, inoculable, renferme des microbes spécifiques.

Nous avons constaté que l'envahissement du sang par les microbes après la mort est relativement lent, aussi les muscles qui paraissent intacts sur le cadavre ne sont-ils pas virulents. Lorsqu'on veut obtenir une grande quantité de sérosité active, absolument pure, on n'a qu'à inoculer un mouton au cou et à recueillir le liquide contenu dans les plèvres ou le péricarde au moment de la mort; on est certain de cette façon qu'aucun germe adventice n'est venu s'ajouter au virus.

SEPTICÉMIE GANGRENEUSE.

En résumé, rinoculation de la septicémie gangreneuse faite profondément dans le tissu conjonctif reproduit exactement chez les espèces sensibles au virus les symptômes cliniques observés chez l'homme.

Pourvus d'un terme de comparaison, étudions l'influence exercée sur les effets du virus par les autres voies d'inoculation.

Commençons par la voie veineuse. A la même dose que dans le tissu conjonctif, c'est-à-dire à la dose de 2 à 40 gouttes, suivant l'espèce et la taille, la mort ne survient jamais ; les effets immédiats sont presque insignifiants, et les suites très simples, à la condition absolue que le virus ne tombera pas dans la gaine du vaisseau. Par exemple, un âne reçoit dans la veine jugulaire 2 centimètres cubes de la même sérosité, qui, inoculée dans le tissu conjonctif, avait tué un sujet de cette espèce en 8 jours; cet animal présente simplement une très légère modification de la température, ainsi qu'on peut le voir sur le tableau ci-dessous :

12 novembre. .. . temp. 37°4

17 novembre,

temp.

Cette expérience brièvement résumée se passe de commentaires.

Voici un chien qui a été inoculé dans la veine jugulaire, il y a longtemps déjà, par M. Courmont en vue d'une expérience graphique, avec la dose énorme de 462 centimètres cubes d'une culture pure virulente dont quelques gouttes suffisaient à tuer en peu d'heures un cobaye inoculé dans le tissu conjonctif. Ce chien, comme vous le voyez, est bien portant, et j'ajouterai en passant aujourd'hui qu'il est réfractaire à l'inoculation sous-cutanée. Il a pu résister à l'introduction de 4 centimètres cubes de sérosité virulente de cobaye dans son tissu conjonctif.

Nous avons obtenu les mêmes résultats par l'injection intraartérielle.

Les injections intra-artérielles sont difficiles sur les petits animaux ; pour les pratiquer, il vaut mieux se servir d'un âne. ^ On dénude la carotide et on injecte le liquide dans le système artériel au moyen d'une canule très fine, avec une grande lenteur, pour ne pas faire arriver les toxines en trop grande quantité à la fois dans le cerveau, car elles pourraient alors amener des troubles prompts et graves. Lorsqu'on retire la canule, le sang ne s'échappe pas par l'orifice, et l'animal se porte en apparence aussi bien que s'il n'avait subi aucune opération.

Nous avons encore essayé d'infecter les animaux par les voies respiratoires et nous avons constaté la même tolérance que par les deux voies précédentes, à condition d'éviter avec soin l'inoculation du tissu conjonctif péri-trachéal. Un âne qui avait reçu 60 gouttes de virus dans les voies respiratoires présenta simplement une légère élévation de température (O'^jS).

Les voies digestives paraissent également peu favorables à la reproduction de la maladie.

Nous avons vainement essayé d'infecter des cobayes en les nourrissant avec de l'avoine arrosée de suc musculaire et même avec des cadavres de septicémiques, bien qu'ils s'attaquassent plus volontiers aux lésions. Disons toutefois qu'il est difficile de savoir exactement la dose de virus qui est introduite par cette voie.

Nous avons enfin arrosé avec de la sérosité virulente des plaies exposées, vives et bourgeonnantes. Un âne dont la température était de 37°, 5 supporta l'ablation totale du splénius. Pendant que la plaie était saignante, on l'arrosa avec 2 centimètres cubes de sérosité virulente. Le virus coula sur la tranche du muscle et sur les interstices conjonctifs.

Le lendemain, on constatait un peu de gonflement autour de la lésion, et une température centrale de 37°, 8.

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Deux jours après, la plaie étant rosée, légèrement gonflée, non crépitante, on l'arrosa de nouveau avec 3 centimètres cuibes de la même sérosité ; température, 37*", 4.

Le troisième jour, on observa une minime infiltration souscutanée et intra-musculaire ; la température s'était élevée à 3 8% 2 ; l'état général était bon.

Le huitième jour, la plaie se cicatrisait régulièrement.

Le tissu conjonctif mis à nu et largement au contact de l'air, dépourvu de parties mortifiées, n'est donc pas un terrain favorable à l'implantation de la septicémie gangréneuse. Le virus n'est dangereux que si on l'introduit au fond d'un tunnel creusé dans le tissu conjonctif.

Ce fait, très important, pouvait être entrevu après les expériences de Bottini ; mais il n'a été décelé manifestement qu'à la suite des études comparatives des divers modes d'inoculation poursuivies spécialement dans notre travail avec mon maître, M. Chauveau.

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