LIVRE IV. — THÉORIES MOLÉCULAIRES. — CONCLUSION
Il est, en outre, possible que dans certains corps T soit une fonc tion de F.
24t. Gaz. — « Dans une collection de molécules en mouvement, comme dans notre hypothèse sur les gaz^ il y ^ aussi une résistance au changement de forme, constituant ce qu'on peut appeler V élasticité linéaire ou la rigidité du gaz, mais cette résistance tombe et diminue avec une vitesse qui dépend de la grandeur de la force et de la nature du gaz. »
Evaluant cette élasticité mise en jeu par une dilatation instantanée,
Maxwell regarde E comme égal a la pression, d'où T= -, ce qui
donne pour l'air sous la pression atmosphérique une valeur de T égale à 2. lo*"*" secondes environ et des valeurs de même ordre pour les autres gaz.
Ici, le mécanisme est précisé par la théorie cinétique elle-même. Ce sont les chocs contre la paroi qui produisent la pression; ce sont les chocs mutuels des molécules qui l'égalisent en tous sens et la rendent isotrope. Faisons d'abord abstraction de ces derniers chocs et supposons le milieu dilaté instantanément dans une direction, contracté dans les deux autres, sans changement de volume; la distribution primitivement isotrope des vitesses est transformée en une distribution ellipsoïdale, les cosinus a, [3, y sont changés en
a'=a(i-+-D,^-e), fJ' = fi(i -h D,-f. e), y'= Y(|^D3-^e)
avec la condition
(a«D,-h ?» D,^-YtDj)-+-e = o
pour que a', Jï', v' soient encore des cosinus directeurs d'une droite,
et la liaison
D|-f- D, 4- Dj= G
pour la conservation du volume.
Rappelons le calcul de la pression sur une face normale k Ox : une molécule de masse m, dont la vitesse projetée sur Ox est w, exerce sur la paroi une impulsion 2/?ii/, au moment du choc qui renverse la vitesse. Les molécules de cette espèce, qui viennent frapper une surface S de la paroi pendant le temps dt^ sont comprises au début dans le volume Sudt du cylindre qui a S pour base et udt pour hauteur; soit /iSwrf/ ce nombre, en appelant /i le nombre des molécules de