‹ Leçons sur la viscosité des liquides et des gazChapitre 58 sur 76 · CHAPITRK II. — GAZ. — THÉORIES DYNAMIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRK II. — GAZ. — THÉORIES DYNAMIQUES

groupent bien toutes les valeurs des Ci2lï^«K.2 autour de la droite tracée d'un seul trait {fig- 88). Regardant cette portion de courbe comme bien définie, on serait conduit à adopter pour Téthylène un

Fig. 88,

point voisin de celui qui est entouré d'un petit cercle sur la fifçure, d'où Ton tirerait

et par différence

le point O^, C^H* se confondrait avec le point Az-'O; mais les points (HSOH*), (HSC02), (H%CO), (H^) occuperaient les positions très élevées (66, -ji, 68, 200) qui semblent bien être très en dehors de la courbe, et qui n'ont pas été marquées sur la figure. Les points marqués correspondent à

Kh= 0,5, et par suite

Kc>H«= '^,4.

L'allure do la courbe en traits interrompus est certainement acceptable, et groupe assez bien tous les points observés.

Je rappelle que les seules valeurs bien connues des C sont celles de H=^, Az-, CO* et C*H*. Il serait donc actuellement illusoire de pousser plus loin la discussion. Un caractère parait pourtant certain, parce qu'il s'est rencontré spontanément avec toutes les valeurs des Iv, sensiblement différentes, obtenues par divers groupements

Il8 MVRK IV. — THÉORIES MOLÉCULAIRES. — CONCLUSION.

(les points de la courbe, c^esl la diminiuion du travail ^ " quand la

Kl K}

distance augmente.

2oH. Conclusions provisoires. — En résumé, on peut regarder comme probables les propriétés dont l'énoncé suit :

Il existe une loi universelle d V^Z/rac/^V)// entre atomes aux distances moléculaires. La dérivée seconde de log C par rapport à la dislance est petite et décroissante (C est la constante de Sutlierland, égale et de signe contraire à l'énergie mutuelle de deux molécules au (M>ntact, évaluée en degrés centigrades).

Le coefficient de la loi universelle d'attraction est le produit de deux facteurs, dont chacun dépend d'une seule molécule.

Le facteur de chaque molécule est la somme des facteurs dus aux atomes composants.

Ces facteurs sont beaucoup moins différents que les poids atomiques, et sans relations avec ceux-ci.

Ces conclusions sont encore bien modestes, mais elles sont tirées de l'expérience par une voie directe et dont on peut suivre toutes les étapes (*). C'est ce que les mesures de viscosité et de dirtusion dans une grande étendue de température permettent seules d'atleindre jusqu'à présent, et ce qui leur donne une importance théorique exceptionnelle.

(') On n'en pourrait pas dire aulanl de la plupart des tentatives des physicochimistes. En l'absence de résultats précis assez nombreux, on calcule les données dont on a besoin en appliquant des régies établies sur un petit nombre d'exemples, et qui ne sont même pas toujours exactes au dixième, et. après quelques exercices de ce genre et quelques changements de point de vue, il est impossible au lecteur de savoir s'il reste un lien quelconque entre les conclusions et les données. Dans la série de Mémoires dont nous avons donné plus haut la liste, M. Sutherland est parti de l'idée préconçue que l'énergie mutuelle de deux at<Mnes de masses m„ m, est

et a prétendu d'abord en tirer toutes les propriétés des liquides, des vapeurs et des gaz, purs ou mélangés, malgré l'objection bien connue à la puissance — 3. Puis il a dû reconnaître que le facteur A n'est pas une constante universelle, et en conséquence, dans ses derniers Mémoires, il remplace Am,m, par K,K,, et utilise toutes les propriétés et une partie des énoncé»* de ses Mémoires antérieurs pour établir la légitimité de la forme K^K, et la loi de formation de chacun des coefficients K. Je n'affirme pas qu'il y ait des pétitions de principes; mais j'affirme que je n'en sais rien, tant sont enchevêtrées les considérations théoriques, les approximations dans les formules, les énoncés de résultats assez grossiers et l'utilisation de ces résultats de proche en proche.

CMAPITRK 111. — LIQUIDES. — ESSAI DE THEORIE CINETIQUE. I §9

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