ML-'T"*, ML"', ML-*T
On sait déjà que p l p définit le carré d'une vitesse, la vitesse du son de Newton, caractéristique du gaz et de sa température absolue.
De même a l \/p? définit une longueur caractéristique du fluide dans son état actuel ; celte longueur est proportionnelle au chemin moyen de la théorie cinétique. Or, l'expérience confirme que [jl est
(«) Pogg. Ann., t. CLV, p. 337, 525, et t. CLVI, 1875, p. 177.
! fonction de la teinpiTalure seule; lu lim^iiPiir ■J.'.ijpi} est donc foncliim de la température, et varie en raison inverse de la densité; elle croit autant qu'on veut, à condition d'abaisser ta pression. Or à o", sous I atinosplière, dans l'air, avec [* = 0,0001-, on trouve une longueur / de ^,~Ô io~" centiinèires, qui deviendra 4i7'' io~' ou un demi-millimètre sous une pression de lo"* olmosplières, Qu'arrive-l-il lorsque celle longueur devient comparable à l'épaisseiir de la couche d'air comprise cotre les parois fisc el mobile? Cette longueur est une unité naturelle pour l'épaisseur comprise entre les couches d'égale vitesse dans un gaz; on peut présumer que le développement complet de ta viscosité à travers une surface eiige la présence de deux couches de gaz d'épuisseur comparable à / de part et d'autre de la surface. Lorsqu'une partie de celle épaisseur fait défaut, la viscosité ne se développe qu'incomplètement; on peut donc présumer que l'épaisseur ell'eclive est égale à la distance des parois solides augmentée d'un certain multiple de l\ ou encore qu'il se produit le long de la paroi un frottement de glissement dont le roeffi' cit-nl est proportionnel à ^- Le frottement entre deux disques, inilépendant de la densité lanl que l'écart des disques est supérieur à 100 ou méiue à 10 fois /, doit linir par diminuer lorsque l'abaissement de la pression augmente suffisamment /; je dis diminuer parce que le frottement dû au gaz doit disparaître en même temps que le ■ i^az; c'est cette considération qui fixe le sens de l'inlluence d'une iBÎsseur incomplète de gaz sur la xisi-osîlé. [ Les expériences de Kuudt et Warburg confirment ces vues et bent des coeHlcienls numériques peu ditlérenis de ceux que les leurs ont tirés de la théorie cinétique au moyen d'approximations lez pénibles.
) Le cliemin moyen enire deux chocs esl d'après la théorie cinétique ms sa forme la plus simple \'3, et, en tenant compte de la dislri- 1 des vitesses de Maxwell, l: (o,32a(i^J ) un peu supérieur au ïécédenl.
- Un disque mobile unique oscille entre deux proches; la durée d'oscillation est très considérable. L'appareil {Jig- <»7) repose sur une plaque de verre encastrée dans A lourd support en fonte /i^ muni de trois vis calantes, lesquelles œoaeut elles-mêmes sur une solide console.
La carcasse de l'appareil est formée de deux anneaux de laiton s, 5, liés par trois colonnes verticales p, P', fi" {fig- 68). L'anneau supporte les deux montant s ^,^, au haut desquels est attaché le bitilaire.
Fig. 67!
Le disque inférieur est un disque complet maintenu par trois écrous u mohiles sur les tiges filetées qui le relient à l'anneau inférieur.
Le disque supérieur fixe est formé de deux moitiés accolées l'une contre l'autre le long d'un diamètre; chaque moitié est reliée à l'anneau supérieur par trois tiges filetées avec écrous; il porte sur son pourtour six encoches pour le passage des colonnes qui relient les deus anneaux et des liges filetées correspondant au disque inférieur; son centre est percé d'un trou circulaire pour le passage de la tige de suspension du disque mobile.