PRONOSTIC
^TMMMtîc local. — Pronostic général. — L'induration est Texprcssion initiale d'vue dutiiUk, la syphilis. ~ L'inrection est- elle en rapport du nombre et de l'étendue des ulcérations primitives? — Le pronostic de la syphilis n'est pas le même pour tous les sujets. — Ce qui est invariable, c'est le fait même de l'infection. — Comment s'irradie l'infection dans l'économie. — Du sang des sujets syphilitiques.
Si ToKi pe considère que les conséquences locales, le cbaocre induré est sans contredit la variété la plus bénigne. Vous savez en effet qu'il est généralement solitaire, qu'il ne tend pas h se multiplier, non plus qu'à s'étendre ; qu'il 86 limite en quelques jours, qu'il parcourt rapidement ses différentes périodes pour arriver à la cicatrisa-
(I) Voyas note V.
tion. Voilà, sans doute, autant de conditions favorables au pronosticlocal.Mais bien diOërentes sont les conséquences générales j dont j'ai maintenant à vous entretenir.
LfC chancre qui s*est induré est un chancre infectant. Ce n'est plus un accident local ; c'est V expression initiale d'une diathèse ; c'est l'exorde d'une afleclion constitutionnelle, le préambule de la vérole !
Pour le chancre simple, l'ulcération constitue toute la maladie ; pour le chancre induré, l'ulcération n'est rien. LfC mal véritable, c'est Tinfection de l'organisme.
Car l'induration, messieurs, c'est déjà le commencement de l'infection ; c'est le premier efltet de l'intoxication générîile. hès qu'elle est produite, la vérole est acquise (I).
Aussi convient - il moins de considérer l'induration comme l'origine de la vérole, que d'en faire une consé^ quence même de l'infection constitutionnelle. C'est moins uno cause qu'un effet. L'induration, qui vient sous-tendre
(I) Ambroise Pan* avait-il déjà compris la signiAcation pathologique de rinduration lorsqu'il écrivait ce remarquable passage :
« Les signes les plus certains sont quand le malade a quelque uirère maling aux parties honteuses, calleux, dur et difficile; et encore que les ulcères soient consolidés, et or'ii. reste certaine oiRETt, princifMileiDcaft k la verge, cela dénonce vérole à curer. »
Et ailleurs :
• S'il y a ulcères à la verge, sont difficiles à guarir, et après les aroir cicatrisés^ s'ii demeure dlrkté au lieu, telle chose infaillirlemuit momtre