INDICATION DE TRAITEMENT
pêcher d’exercer sa puissance sur les parties constituantes du corps (Schiff).
Telles sont les principales indications qui ont été formuléés dans le traitement du diabète; mais pour les auteurs modernes qui fondent leur théorie diabétique sur le mécanisme même de la fonction glycogénique du foie, l’indication du traitement est non -seulement de supprimer l’ingestion de matières sucrées et féculentes, mais aussi d’agir sur le mécanisme de la formation de la matière glycogène dans le foie.
Ainsi, suivant Senator, il faut diminuer l’ingestion de glycose et de toute substance se transformant facilement en glycose. De là l’indication de la diète animale moins riche en hydrocarbures.
Tous les hydrocarbures ne produiraient pas avec la même facilité du glycogène. Tels sont : la mannite, l’inuline, la lévulose, l’inosite, quelquefois même la galactose qui, chez certains diabétiques du moins, ne seraient par assimilées et passeraient dans les urines.
L’albumine ne fournirait pas non plus de matière glycogène.
Cantani se loue beaucoup de l’emploi de Tacide lactique (5 à 10 grammes dans 250 à 300 grammes d’eau par jour) : le diabétique utiliserait l’acide lactique comme un homme sain emploie le sucre. L’acide lactique ne diminue pas la proportion du sucre perdu par les urines chez les sujets soumis à la diète animale; il serait assimilé par les diabétiques et remplacerait le sucre que ceux-ci ne supportent pas et les empêcherait de maigrir, sans toutefois les guérir.
Û60 lÆÇüNS SUR LE DIABÈTE.
La glycérine a été introduite dans la thérapeutique par Schultzen, non pour guérir le diabète, mais pour en neutraliser les effets, surtout l’amaigrissement qui en résulte; et cela, en vertu de l’hypothèse douteuse d’après laquelle le sucre, chez l’homme sain, se transformerait en glycérine ou en aldéhyde de la glycérine. Cette substance serait préférable aux amidons et à d’autres hydrocarbures, mais elle pourrait produire cependant de la substance glycogène.
Il en est de même des graisses, qui contiennent de la glycérine; il y a avantage à les remplacer par l’usage acides gras (acide oléique, palmitique, etc.); delà les bons résultats obtenus par \ huile de foie de morue (Thompson, Hogg, Babington, Salomon) qui contient une certaine quantité d’acides gras libres.
Pour combattre la fermentation anormale ou excessive qui présiderait au diabète, on a conseillé autrefois (Hufeland, Corneliani) la créosote, récemment Vacide phénique (Ebstein, Jul. Müller), sans résultats bien nets. — C’est le contraire de l’ancien traitement par la levûre de bière.
h’arsenic, employé antérieurement par Devergie, a été repris par Leube (se fondant sur ce fait que l’intoxication par l’arsenic supprime la fonction glycogénique du foie. Saikowsky). — On a obtenu des résultats variables de ce médicament.
Ainsi qu’on le voit, dans la théorie de la pathogénie du diabète, comme dans celle de son traitement, Senator émet un grand nombre d’hypothèses qui ne sont que des pierres d’attente pour asseoir les démonstrations scien-