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X 97,2 — I Eau froide.
Toutes les opinions et toutes les recherches pathologiques que nous venons de passer en revue sont réunies par ce lien commun, qu’elles ont pour base la fonction glycogénique physiologique du foie. Toutefois nous terminerons cette revue par l’indication de quelques théories qui sortent un peu du cadre de la théorie glyco-
(i) Cité par Senator, art. Diabètes mbllitus, in Ziemssen’s Handb. der specielï. Path. und Ther., Bd. XlII. 2te Hâifte, p. 177.
\xl1x LEÇONS SUR LE DÎABÈTE.
génique aujourd’hui à peu près universellement adoptée depuis que nous avons établi la réalité et l’importance de la fonction glycogénique normale du foie.
Pettenkofer et Voit (t), se fondant sur la diminution de l’absorption d’oxygène qu’ils ont constatée chez un diabétique, pensent que la maladie consiste en une rupture d’équilibre entre la désintégration organique et l’absorption d’oxygène. L’albumine de tissu des diabétiques serait très-instable; de là l’amaigrissement, l’excès d’urée, etc. L’absorption d’oxygène serait diminuée par une modification des globules rouges, moins aptes à s’emparer de ce gaz ; cette diminution d’oxygène diminuerait du même coup les combustions intra-organiques, qui deviennent incomplètes; de là l’expulsion de matières imparfaitement oxydées, dont le sucre fait partie.
On a objecté, non sans raison, que la désintégration albuminoïde excessive est la terminaison et non le symptôme- premier du diabète; quant à l’absorption d’une moindre quantité d’oxygène, elle peut tout aussi bien tenir à une combustion diminuée des tissus que la provoquer elle-même.
Hüppert et Gœthgen, antérieurement déjà, avaient émis une vue semblable et envisagé le diabète comme résultant de la destruction hâtive et incomplète de l’albumine des organes, qui, au lieu d’être brfilée complètement, se transformerait en urée et en sucre. Mais, nous l’avons dit, l’augmentation de l’urée est loin d’être la
(1) Pettenkofer et Voit, Loc. cit. et Ueber das Verhalten des Kreatins, Kreatinins und Hamstoffs in ThierkSrpei' {Zeitschifft, f. Biologie. Bd. ÏV).