PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE. ÛVS
règle àdim le diabète 5 du reste, la glycosurie peut cesser sous l’influence de la diète animale, malgré l’augmentation d’urée dans les urines.
En résumé, nous devons nous féliciter de voir la physiologie et la pathologie marcher dans une union de plus en plus intime à la solution des problèmes que soulève l’étude du diabète. La découverte de la fonction glycogénique du foie a certainement donné la première base sur laquelle s’édifiera la théorie scientifique rationnelle de cette maladie. Mais la question physiologique est très-difficile, extrêmement complexe, et il faut qu’elle soit élucidée elle-même complètement avant de jeter la lumière entière sur l’état pathologique correspondant. Aujourd’hui des faits innombrables s’accumulent de toutes parts, des travaux apparaissent sur la question de l’origine de la matière glycogène, mais ils sont contradictoires en apparence, et les auteurs qui veulent résumer la science sur ce point, sont obligés de rassembler par des vues artificielles une foule jie notions et de faits souvent discordants et incompatibles, quoique émanés de sources également recommandables (1). Tel est l’état actuel de la question : on ne peut pas donner une théorie encore complète du diabète, quoique ce moment approche sans doute, à voir l’activité des travailleurs dans cette partie du champ de la science. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une critique physiologique expérimentale sévère, car c’est la physiologie qui doit ici éclairer la pathologie. Sans cette critique indis-
(1) Voy. Symptomatoloqie ou Traité des accidents morbides, par Spring Vaalair et Masius, article Diabète, t. II, p. 817. 1875.
pensable des faits physiologiques, on restera toujours dans le cercle des mêmes hypothèses sans avancer. Je ne puis donc en terminant que vous signaler la direction des travaux qui restent à faire, direction que je suivrai moi-même en continuant les études critiques expérimentales que j’ai commencées à ce sujet (1).
(1) Voyez Critique expérimentale sur la glycémie {Comptes rendus de V Académie des sciences, 1876. — Annales de chimie et de physique, 5® série, t. IX, 1876).