CL. BERKABD
/l82 LEÇONS SUR LE DIABÈTE.
blement plus de fécule que 73 grammes de pain de boulanger, et il est vraisemblable que les malades le pré> féreraient à 100 grammes de biscuit-gluten : je rappellerai que, dans plusieurs contrées, la pomme de terre remplace, pour une grande partie, le pain dans l’alimentation normale.
Il est certain que la teneur en sucre de l’urine d’un diabétique diminue à mesure que les matières amylacées, que les matières sucrées sont moins abondantes dans le régime; en les excluant complètement, il arrive même que l’urine ne renferme plus de glucose; mais généralement le principe sucré reparaît lorsque le malade reçoit une nourriture féculente ou sucrée. La cause qui change l’amidon, les sucres en glucose n’est donc pas toujours détruite ; on peut même affirmer qu’elle l’est rarement par l’abstention des féculents; si elle cesse d’agir, c’est qu’il n’y a plus de matière à saccharifîer.
Bien que je me sois proposé uniquement de traiter de la composition des aliments, je rapporterai cependant quelques observations faites pendant le concours que j’ai prêté à un habile médecin ; elles avaient pour objet de constater la promptitude avec laquelle la lactose, le sucre, l’amidon passent dans l’urine après leur transformation en glucose, et quelle était pour une ration, dont on connaissait le poids et la nature, la fraction de ces matières qui avait été transformée.
Chez une personne affectée de glycosurie, on avait remarqué, ce qui au reste se présente assez fréquemment, que l’urine émise à jeun ne renfermait pas de
sucre. L’urine fut donc examinée dans cette circonstance, puis ensuite quand le malade avait pris un déjeuner dont le lait, le pain et le beurre formaient la base, et qui consistait en
Pouvant
donner.
§'■ gr gr
Pain . 35 Amidon 19,35 Glucose 21,5 (1)
Beurre . ; . . 10
Sucre . 10 Sucre.. 10,00 » 10,52
Café, contenant lait . 300 Lactose 15,00 » 15,00
Ainsi l’amidon du pain, la lactose du lait, le sucre mis dans le café pouvaient produire 47®'’,02 du glucose (2) .