‹ Leçons sur le diabète et la glycogénèse animaleChapitre 132 sur 156 · CL. BEBSAED · texte numérisé non relu

CL. BEBSAED

demi -heure après. L’animal offrait déjà la rigidité cadavérique qui paraissait être survenue très-promptement. On compara le foie avant l’opération avec celui qu’on retira à Tautopsie. On examina aussi l’état du canal intestinal.

La partie du foie réséquée avant l’opération avait été divisée en deux portions. L’une avait été cuite très-peu d'instants après l’extraction ; elle donua une décoction alcaline, jaunâtre, légèrement louche. L’autre portion fut abandonnée à elle-même jusqu’à l’autopsie de l’animal. Alors on fit cuire cette portion, quatre heures après son extraction. Elle donna une décoction acide, jaunâtre, et toujours un peu louche. La première décoction ne réduisait pas sensiblement le liquide cupropotassique, tandis que la seconde le réduisait très-nettement.

Le foie extrait après la mort de l’animal était noirâtre et très-brun par la stase du sang. Ce foie donna ’ une décoction jaunâtre, acide, qui ne montrait que des traces de réduction avec le liquide cupro-potassique, et ne fournissait aucun des caractères de la matière glycor gène. De sorte que, dans cette expérience, il était évident qu’au lieu d’avoir augmenté dans le foie, la matière glycogène y avait à peu près disparu en se changeant en sucre. Celui-ci, même, avait presque entièrement disparu en se changeant en acide lactique, ce qui explique la réaction acide survenue dans la décoction hépatique. Cette réaction acide par transformation du sucre peut aussi survenir, seulement plus lenlement, lorsque le foie a été cuit. C’est ainsi, par

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exemple, que la première décoction du foie qui était alcaline devient acide au bout d’un jour ou deux.

En ouvrant avec soin le canal intestinal de l’animal, on observa que tout le gros intestin, depuis le cæcum jusqu’au rectum, était enflammé et présentait des espèces de vergetures sanguines. L’animal avait aussi, avant sa mort, rendu des excréments sanguinolents. Cette altération n’existait que sur la membrane muqueuse du gros intestin; à l’extérieur, la membrane péritonéale était pâle et ne présentait aucune trace d’inflammation.

En ouvrant l’intestin grêle, sa membrane muqueuse fut trouvée pâle, et sa partie villeuse amincie, comme atrophiée par l’abstinence; elle ne présentait aucune trace d’inflammation, si ce n’est immédiatement après le pylore, dans le commencement du duodénum, où s’ouvrent les conduits biliaires et pancréatiques. Il y avait là des vergetures sanguines, moins prononcées cependant que celles du gros intestin. Ici encore l’altération était bornée à la membrane muqueuse; et à l’extérieur il n’y avait aucune trace de péritonite; on n’en trouvait dans aucun point de l’abdomen.

La membrane muqueuse de l’estomac présentait une rougeur générale, plus prononcée cependant dans la moitié pylorique. Cette rougeur contrastait avec la pâleur de l’intestin grêle, et elle différait cependant des vergetures du gros intestin et du commencement du duodénum. L’estomac et le commencement de l’intestin grêle contenaient de l’eau gélatineuse injectée pendant la vie l’animaL

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