‹ Leçons sur le diabète et la glycogénèse animaleChapitre 137 sur 156 · IV. — FERMENTATIONS GLYCOSIQUES DES POUMONS · texte numérisé non relu

IV. — FERMENTATIONS GLYCOSIQUES DES POUMONS

DE VEAU (voy. leçon XIX®, p. /i97).

Août 1853. Les poumons de fœtus de veau, dans la première période de la vie intra-utérine, c’est-à-dire avant l’établissement de la fonction glycogénique du foie, ont la propriété de donner une fermentation glycosique quand on modère par l’alcool la fermentation lactique qui s’en emparerait très-rapidement si l’on abandonnait le tissu du poumon à lui-même. Peut-être aussi l’eau qu’on ajoute en même temps que l’alcool a-t-elle un effet utile dans cette fermentation. Quoi qu’il en soit, voici les expériences.

Des poumons de veau furent mis à macérer dans de l’eau alcoolisée, contenant une partie d’alcool pour deux parties d’eau. En abandonnant ces poumons dans un vase découvert, à une température ambiante chaude, pendant l’été, par exemple, on trouve que le liquide rougeâtre de la macération est bientôt chargé de sucre. Cette fermentation semble marcher plus vite lorsque le poumon n’est pas complètement submergé et qu’une partie reste exposée à l’air. Cela semblerait prouver que l’influence de l’air est nécessaire pour ces fermentations ; en effet, elles sont moins actives dans un flacon bouché.

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