PHYSIOLOGIE DU DIABÈTE
d’avance. Tantôt nous dépensons au delà des réserves, il y a émaciation, ou nous dépensons trop peu, et il y
a obésité.
Lorsque ce fait de l’autophagie, qui a ses racines dans les conditions ordinaires de la vie, sort des proportions qui lui sont assignées, alors il devient apparent d’inaperçu qu’il était antérieurement; c’est ce qui arrive dans le diabète. Encore faut-il noter qu’il ne. constitue point un symptôme constant de cette maladie, mais seulement un caractère des cas les plus graves. Il arrive en effet souvent qu’il ne dépasse point les oscillations physiologiques qui lui sont fixées ou qu’il les dépasse de trop peu pour mériter sérieuse attention.
Ia glycosurie, c’est-à-dire la présence du sucre dans l’urine, paraîtrait finalement le seul phénomène extraphysiologique ou morbide, le signe caractéristique de l’état maladif, le symptôme pathognomonique et vraiment nouveau qui ferait de la maladie quelque cliose d’essentiellement différent de l’état normal.
Eh bien! j’espère vous démontrer que la glycosurie elle-même est un phénomène physiologique qui, à l’état normal, reste larvé et inaperçu, mais qui en s’exagérant devient apparent. Elle ne se crée pas de toutes pièces par une influence morbide extra-physiologique.
En examinant attentivement le fond des choses, on reconnaîtra que, dans chaque maladie, il y a un point de départ ; il y a un symptôme essentiel et initial qui a entraîné tous les autres. La maladie est une fonction qui se dérange, un mécanisme qui se détraque : d y a un premier rouage qui se brise ou qui se disloque,