LEÇONS SUR LE DIAEÈTE
et les autres pièces enchaînées au jeu de la première cessent k leur tour de fonctionner régulièrement. Mais, je le répète, on ne peut rien trouver dans ce désordre qui soit réellement étranger au mécanisme lui-même, qui soit d’autre essence que lui.
Ainsi, dans une maladie, il faut chercher le premier symptôme de dérangement, qui est la clef de tous les autres. 11 faut remonter à ce premier symptôme et à sa cause immédiate si l’on veut avoir la filiation physiologique des phénomèmes .
Appliquant ces considérations au diabète, nous serons amenés à nous demander si Félément essentiel delà maladie est la production du sucre, si le symptôme le plus important est la glycosurie. Nous avons déjà dit, à ce sujet, que la glycosurie n’était pas une manifestation essentielle du diabète, qu"il pouvait y avoir glycosurie sans diabète. On a distingué des malades glycosuriques et des malades diabétiques.
Cette distinction serait fondée sur ce fait que certains individus peuvent présenter de la glycosurie passagère sans offrir les autres caractères du diabète. Or, comme la définition de la maladie réside, dit- on, dans la réunion des symptômes, et qu’ici il n’existe qu’un symptôme, on ne peut appliquer à la partie la dénomination de diabète qui convient autout. On l’appelle simplement glycosurie. Tel est le raisonnement.
Mais cette différenciation est plus apparente que réelle. 11 serait bien difficile d’établir où finit la glyeO' surie, où commence le diabète véritable. La vérité est que les symptômes qui font cortège à la glycosurie peU'