‹ Leçons sur le diabète et la glycogénèse animaleChapitre 32 sur 156 · SUCRE DES URINES · texte numérisé non relu

SUCRE DES URINES

C’est à l’aide de ces moyens grossiers que Rollo, Willis, Nicolas et Gueudeville et leurs contemporains établissaient leur diagnostic. Nous répétons qu’on ne peut reconnaître ainsi que des quantités de sucre considérables. et, par conséquent, des diabètes très-graves. Dans des cas aussi nets, toute difficulté disparaît, et l’on peut même retirer le sucre en nature. Il suffit de mettre l’urine dans un vase plat, de faire évaporer, pour voir des cristallisations apparaître dans le résidu sirupeux; en lavant à l’alcool, on peut recueillir les cristaux de sucre qu’on peut encore purifier par des cristallisations successives. Ainsi a été obtenu ce bel échantillon de sucre de diabète que je vous montre et que m’a donné autrefois Que venue, pharmacien à la Charité.

On peut encore, quand le sucre est abondant dans l’urine, le mettre en évidence par une sorte d’évaporation spontanée du liquide urinaire : on placera les urines dans un vase non vernissé, analogue à nos alcarazas; l’évaporation se faisant assez rapidement, le sucre s’accumule, se condense, et finalement on l’obtient en nature sous forme de poussière cristallisée à la surface extérieure du vase.

Quand on a obtenu ainsi le sucre directement de rufine, on peut constater ses caractères organoleptiques, physiques et chimiques; aussi ce sucre est=il bien connu dans sa nature. M. Chevreul a montré, dès 1815, qu’il est semblable au sucre de fécule. Les analyses élémentaires ont permis de donner au sucre de diabète la formule : de même que le sucre de fécule, Ü

dévie à droite le plan de la lumière polarisée ;

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