‹ Leçons sur le diabète et la glycogénèse animaleChapitre 33 sur 156 · CL. BEESABDi · texte numérisé non relu

CL. BEESABDi

9S leçons sur le diabète.

Les procédés physiques sont beaucoup plus sensibles. Ils permettent non-seulement de constater l’existence du sucre, mais encore d^en doser la quantité. Ils se réduisent en somme à deux ; le procédé densimétrique, le procédé polarimélrique.

Le poids spécifique de l’ urine diabétique est dû à la présence de la matière sucrée, et il est d’autant plus élevé que la matière elle-même existe en plus forte proportion. Dans les cas moyennement graves de diabète, la densité oscille entre les nombres 1,035 et 1,045: mais on a vu des chiffres plus élevés et plusieurs fois on a rencontré le chiffre considérable de 1,070.

L’excès de cette densité sur celle de l’eau est marqué par les chiffres qui suivent l’unité. Il est dû aux substances en dissolution dans le liquide urinaire. On conçoit donc que l’on puisse déduire, grossièrement et par des procédés empiriques, la quantité des substances dissoutes de la densité trouvée. M. Bouchardat conseille d’apprécier le poids de matières solides de la manière suivante : on multiplie par le facteur constant 2 le nombre aréométrique qui dépasse 1000; on aura ainsi, en grammes, la masse totale des substances dissoutes. Soit, par exemple, une urine dont la densité prise à 15 degrés soit 1 030, on conclura à l’existence de 30 x 2 ou 60 grammes de matières solides, par litre.

Mais ces matières solides sont loin d’être enlièremeut composées de sucre; il s’y mêle toutes les substances ordinairement contenues dans l’urine normale. Pour en tenir compte, voici comment il convient d’opérer. On cherchera à détruire le sucre qui existe dans l’urine :

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