DENSITÉ DES URINES
le procédé le plus simple, pour atteindre ce but, est de laisser fermenter la liqueur. La fermentation transforme le sucre en alcool et acide carbonique.
On refait une nouvelle détermination densi métrique, et l’on défalque le nouveau poids de matières solides de l’aucien. La différence donne le poids du sucre.
Je le répète, c’est là une détermination purement empirique. Le résultat n’est obtenu que par une série d’erreurs qui se contre-balancent et de raisonnements sans rigueur.
Le procédé densimétrique n’a pour lui que son extrême commodité. Il suffit de mettre le liquide à examiner dans une éprouvette, et d’y plonger un densimètre. Le chiffre lu au point d’affleurement donne la densité cherchée.
Il faut observer que la densité de l’urine ne s’élève notablement que dans deux circonstances pathologiques connues, dans le cas de glycosurie et dans le cas àl albuminurie. Lors donc qu’on trouvera une densité trèsélevée, au-dessus de l,0i0 par exemple, on ne pourra point conclure immédiatement à l’existence du sucre. Il faudra préalablement s’assurer qu’il n’y a pas d’albumine; ou mieux, s’assurer directement que l’excès de la pesanteur spécifique est réellement dû au sucre. .
Pour cela, il suffira, ainsi que nous l’avons déjà dit, de prendre de nouveau la densité du liquide, après y avoir laissé séjourner quelque temps de la levûre de bière. S’il y avait du sucre, il aura fermenté; et sa destruction aura amené un abaissement de densité que la seconde épreuve fera reconnaître.
iOO LEÇONS SUR LE DIABETE.
Le procédé densimétrique est d’ailleurs impropre à distinguer la nature de sucre.
Le procédé polarimétrique est plus exact; sans présenter une sensibilité très-grande, il rentre cependant dans la catégorie des moyens vraiment scientifiques et sûrs. Il permet de reconnaître la présence du sucre et aussi sa nature. Les matières sucrées n’ont point toutes la même nature chimique et sè divisent en un grand nombre d’espèces. Au point de vue physique et polarimétrique qui nous occupe ici, il n^y en a vraiment que trois à citer : la saccharose^ la glycose et la lévulose.
La saccharose, est le sucre ordinaire que
nous employons pour les usages domestiques, c’est le sucre de canne, le sucre de betterave. Ce sucre, qui n’existe que dans les végétaux, se trouve sous forme de simple dépôt, d’un produit d’accumulation, dans beaucoup de plantes, mais surtout dans la canne à sucre et dans la racine de betterave d’où nous l’extrayons.
Lq. glycose a pour formule Elle est extrême¬
ment répandue dans les organismes vivants, animaux ou végétaux. Elle constitue la matière sucrée effieurie à la surface des raisins secs; on la rencontre dans le miel et dans les fruits. Elle ne doit pas être considérée comme un produit spécial à telle ou telle plante, mais comme uu élément général de nutrition, comme une condition nécessaire des échanges vitaux.
Il y a donc entre ces deux sucres ordinaires une différence physiologique spéciale qui se reproduit dans I état pathologique. La glycose se retrouve dans les