‹ Leçons sur le diabète et la glycogénèse animaleChapitre 38 sur 156 · ANALYSE DES URINES · texte numérisé non relu

ANALYSE DES URINES

des acides bruns ou noirs dont les sels de potasse présentent les mêmes couleurs. Ces substances se rencontrent dans la nature; l’ulmate de potasse existe dans le bois de l’ormeau : on les retrouve également dans la tourbe, les lignites, les eaux des marais et la terre végétale.

Le traitement par les alcalis permet de distinguer la glycose d’civec le sucre ordinaire ou saccharose. La saccharose n’est attaquée qu’au delà de 100 degrés, tandis que la glycose éprouve les premières modifications à une température assez basse; il suffit, en tout cas, de chauffer à l’ébullition.

L’alcali qui convient le mieux est la potasse, et surtout la variété appelée potasse à la chaux. Nous chauffons ici, à la flamme du gaz, une dissolution de glycose avec un peu de potasse : la liqueur jaunit, même avant d’entrer en ébullition, et prend une teinte brune dont l’intensité va en s’exagérant. Si nous répétons les mêmes manipulations avec le sucre candi qui est le sucre de canne ou de betterave cristallisé et pur, nous n’obliefi' drons aucune mutation de couleur.

On a étudié avec soin l’action des acides sur les différentes espèces de sucre. On a constaté en particulier que sous l’influence des acides minéraux énergiques, le sucre ordinaire ou saccharose est transformé en sucre intèrverti^ mélange à parties égales de deux glycoses : la glycose ordinaire qui se colore sous l’influence des alcalis et qui dévie à droite le plan de la lumière polarisée, et la lévulose qui se colore également par les alcalis, mais qui dévie à gauche le plan de la lumière polarisée.

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