‹ Leçons sur le diabète et la glycogénèse animaleChapitre 41 sur 156 · DOSAGE DU SUCRE · texte numérisé non relu

DOSAGE DU SUCRE

avec l’appareil de Soleil modifié par M. Duboscq. Nous renvoyons à plus tard la distinction des mélanges de saccharose, de lévulose et de ghjcose.

pour doser le sucre-glycose par la méthode chimique que Barreswill a donnée le premier (1), on emploie une liqueur titrée. Le titrage peut être fait d’avance ou bien au moment même de l’opération. Le liquide de Fehling est aujourd’hui préféré parce qu’il a été reconnu que le réactif à base de soude est moins altérable que celui à base de. potasse. Nous emploierons donc la formule du liquide de Fehling précédemment donnée (voyez page 116); nous savons que 10 centimètres cubes de la liqueur sont précipités et décolorés par 5 centigrammes de sucre, autrement dit que 1 centimètre cube de liqueur bleue répond à 5 milligrammes de sucre.

Si la liqueur n’a pas été préparée dans les conditions indiquées, ou bien si l’on n’est pas sûr de son titre, il faut commencer par le déterminer à nouveau. Pour cela, on chauffera dans un petit matras 10 centimètres cubes de la liqueur cuivrique, et on versera goutte à goutte, au moyen d’une burette graduée, la solution sucrée dont le litre est connu, jusqu’à ce que la décoloration soit complète. Une simple lecture fera connaître la quantité de glycose employée : c’est précisément la quantité qui correspond à 10 centimètres cubes de la liqueur d’épreuve.

0) Voyez le Rapport fait à la Société d'encouragement sur le concours à la découverte d'un moyen sacçharimétrique propre à faire çonnaU promptement la quantité de sucre contenue dans la betterave ou dans autre produit sucré, par M. Eugène Peligot, 1845, p. 301.

Cette détermination préalable étant faite, rien ne sera plus simple que de doser la teneur en sucre d’un liquide quelconque. Il n’y a de difficulté que dans rappréciation du moment où l’on doit considérer la précipitation comme complète. La pratique et l’habitude conduisent à apprécier ce moment avec une exactitude satisfaisante. Seulement il faut agir vite parce que la rentrée de l’air recolore la liqueur bleue. Pour éviter cette cause d’erreur, on peut empêcher la rentrée de Pair par une soupape appropriée.

Il y a une autre précaution dont je ne néglige jamais de recommander l’observation. C’est d’ajouter toujours de la potasse caustique à la liqueur cuprosodique ou cupro-potassique avant de la faire agir. La réaction est plus nette et plus rapide. L’oxydule cuivrique reste même en dissolution au lieu de se précipiter, ce qui fait qu’on n’a à tenir compte que de la décoloration.

Les procédés que nous venons d’exposer permettent de constater la présence du sucre et d’en doser la quantité. Toutefois, ce moyen de détermination est indirect : il est fondé sur des propriétés qui appartiennent bien à la glycose, mais qui n’appartiennent pas à elle seule. De là une incertitude. Le seul moyen absolument rigoureux consisterait à retirer directement le sucre du liquide qui le contient et de le représenter en nature. Voici le procédé que j’emploie depuis bien longtemps pour retirer le sucre en nature rapidement et sur de petites quantités. On prend le liquide sucré, on l’évapore à siccité, on reprend par l’alcool et on décolore par le noir

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