DÉTERMINISME EXPÉRIMENTAL
et que les couclusions peuvent être opposées selon qu’on l’observera ou non. Les recommandations de ce genre sont essentielles. En physiologie, les erreurs, les contradictions incessantes qui encombrent chaque jour la science n’ont généralement pas d’autres causes. Beaucoup de physiologistes ne semblent pas bien comprendre encore l’importance du déterminisme vital ou physiologique. Il ne sert à rien de recourir à des procédés physiques d’une extrême délicatesse si le mode d’observation est vicieux et si l'organisme sur lequel on opère comporte de grossières erreurs physiologiques.
Il m’est arrivé souvent déliré des récits d’expériences qui.paraissaient être exécutées avec la dernière rigueur : l’auteur prenait l’état hygrométrique de l’air, la température, la pression barométrique, en dixièmes de millimètre, mais il négligeait de nous informer si l’animal était malade ou bien portant, à jeun ou en digestion ; si l’opération était exécutée immédiatement ou le lendemain.
Une pareille manière de procéder ne saurait conduire qu’à des résultats entachés d’erreur. J’ai signalé dans mes leçons, toutes les fois que l’occasion s’en est présentée, les conditions expérimentales organiques tirées de l’animal lui-même. C’est sur cette base que doit reposer toute la discipline de l’expérimentation physiologique, discipline qui manque encore maintenant. J’ai depuis longtemps commencé un ouvrage sur ce sujet ; j’ai l’intention de le reprendre dans mes cours prochains, parce que j’ai la profonde conviction qu’en établissant aujourd’hui cette discipline physiologique
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