CL. BEBKARD
Nous aurons dans le cours de ces leçons à étudier k fond ces diverses conditions, mais je veux dès aujourd’hui Yous en présenter quelques exemples, au point de vue de l’étude critique sur laquelle nous insistons pour le moment.
Et d’abord \ alimeniation joue-t-elle sous ce rapport un rôle aussi important que celui qu’on a voulu lui accorder? On a cru pendant longtemps, ainsi que nous l’avons dit, que l’alimentation sucrée ou féculente était une condition indispensable du sucre dans le sang; cela est absolument erroné, et nous pouvons dire que nonseulement le sucre contenu dans le sang est indépendant de l’alimentation, mais encore que cette indépendance est telle, que l’on peut faire, chez un animal à jeun, augmenter la proportion de sucre par certaines opérations, par exemple par une saignée qui, loin d’introduire de nouveaux matériaux dans l’organisme, tend au contraire à l’appauvrir de plus en plus.
Les faits sur lesquels il importe de nous arrêter pour le moment sont la saignée, Tinanition et bétat pathologique.
1" La saignée augmente la proportion du sucre dans le sang ; lorsqu’on voudra donc déterminer la quantité normale du sucre dans le sang, si l’on pratique une saignée un peu considérable, il sera important d’opérer le dosage sur les premières portions de sang extrait, si l’on ne veut s’exposer à trouver un chiffre trop fort.
T Uinanition ne fait pas immédiatement diminuer le sucre contenu dans le sang; il semble même augmenter un peu de quantité, parce que la fonction