I. Mf opte axile. M
La myopie par excès de longueur du globe oculaire est de beaucoup la plus fréquente. Qu'on se rappelle les yeux saillants de certains myopes de degrés un peu élevés.
Pans le cas où la longaear de Toail ne frappe pas au pre^ mier abord, faites diriger rœil fortement en dedans, et vous verrez que la partie équatoriale en est étrangement allongée, comme aplatie, et qu'il est impossible de voir les parties postérieures du globe oculaire.
Comme nous l'avons dit dans notre seconde leçon, l'by*pertrophie du globe oculaire (si nous pouvons l'appeler ainsi) peut atteindre un degré tel que TobU est môme gêné dans ses mouvements. L'allongement se prononce surtout dans l'axe optique par la formation du staphylome postérieur , ectasie de la région de la macula qui devient si souvent la cause de la myopie.
U. Myopie de eoarbaffe. M^.
La myopie par excès de courbure est plus rare que la myopie axile, la cornée du myope ne différant guère de celle de l'emmétrope, et offrant souvent un rayon plus long. On connaîtcependant des exemples de cette formede myopie : la cornée conique et le staphylôme cornéen.
On observe souvent une myopie apparente due à un excès de courbure du cristallin par suite d'une crampe de l'accommodation. Dans ce cas, on verra la myopie disparaître sous l'influence de l'atropine. On peut par contre considérer comme exemple d'une véritable M« les cas de luxation partielle du cristallin, lorsque celui-ci est resté dans le champ pupillaire. Le cristallin n'étant plus soumis à la traction de la zone de Zinn, suit son élasticité naturelle qui lui communique une forme plus bombée et produit ainsi un degré de myopie assez notable.
ni. Hyople par raugmentation de rindice de réfraelion, M^
Quelquefois on a constaté dans le cours du développement d'une cataracte, une myopie qui n'avait pas existé aupara-
vant. EUe est due, sans doute, dans ce cas, à une augmentation de rindice de réfraction du cristallin.
Nous ayons vu. Messieurs, que la grande majorité des cas d'amétropie repose sur des différences de longueur de Xaxe de Toeil, l'appareil dioptrique restant le môme que celui de l'œil emmétrope.
11 en résulte que l'expression « Anomalies de réfraction » par laquelle on désigne les amétropies n'est généralement pas exacte. En effet, ce n'est pas la réfraction, c'est la longueur de l'œil qui est anormale dans ces cas. Si l'on désigne les amétropies axiles par le nom d'anomalies de réfraction, il faut donc toujours ajouter mentalement,]»^^ rapport à leur longueur.