‹ Leçons sur le problème de Pfaff (volume 2)Chapitre 118 sur 196 · Invariants du premier ordre. — Soit · texte numérisé non relu

Invariants du premier ordre. — Soit

une forme de Pfaff dont les coefficients A, sont des fonctions des n variables jc^, x,, . . ., x^, indépendantes de t. Pour que l'intéarrale

l^= I ùi soit un invariant intégral absolu du système (2), les coefficients Aj doivent satisfaire aux n relations

(,3) X(A.-) + A,^ + . . . + A,g =0, (>= I, 2, •..., n) G. Prob. i5

que l'on peut établir directement, ou qui se déduisent des conditions g-énérales (i i), quand on y suppose p = i.

Ces conditions permettent de vérifier facilement que

A,X, + A2X2+...+A,X,=Gte ■

est une intégrale première du système (2), théorème dû aussi à H. Poincaré, et qui sera rattaché plus tard à une proposition plus générale (n° 63).

Lorsque l'invariant intégral a été ramené à une forme canonique, les conditions (i3) prennent une forme simple, qui conduit à un élégant théorème dû à M. Kœnigs (^). Supposons d'abord que la forme w soit de classe impaire 2p -\- 1 <^ n ; si l'on a pris un système de variables y, y^, ..., ij^, z^, z^, ..., z^, u^, ..,, Uq (2/) 4- ^ -(- I = n) tel que w prenne la forme canonique

oi=Zidy^-\- ... -]-Zpdy^ + dy,

le système (2) est remplacé par un système équivalent

di/ dj/i di/j) rfzj dz2 dui du

(ï4) Y — Y, Yp— Z,~ Zp~Ui Vq

où Y, Y^,...,Yp,Z^^, ...,Z/), U^, ...,Uy sont des fonctions des variables y, yt, Zh, Uh et de t.

Pour exprimer que l'intégrale

(i5) h= j Zidy^+ ... +z^dyp-\-dy

est un invariant intégral {^) absolu du système (i4), observons que la forme n. qui figure dans l'expression de la dérivée

dl dt

'-= fa

prend dans ce cas une forme particulièrement simple

il = c/Y + Z,dy^ + . . . + Z^dy^ + z,dY, + . . . + z^dY^.

(1) Comptes Rendus, tome CXXI, p. 8j5, g décembre j8g5.

(*) La liaison entre ce problème et la recherche des transformations de contact infinitésimales est évidente (voir Sopiius Lie, Théorie der Transformalionsgruppen, tome II).

CBAPITRE V. — lNYARIAi<TS INTÉGRAUX. 227

Pour que I^ soit un invariant intégral, les fonctions Y, Y/, Z* doivent donc vérifier les n relations

^y /^ ^y ^yi /^ ^y

&Y , V î>Yft 3Y , v* ^^'^ 1-7 5* =0, h 7 -fc =0,

On satisfait d'une façon très élégante à ces conditions en introduisant la fonction auxiliaire.

(17) H = 2--*Yft4-Y;

les 2/) équations qui suivent la première deviennent On a ensuite

et, en substituant ces expressions dans la première et dans les q dernières relations (16), elles deviennent

(19) ^=«' ^,^''- (^'^'-^'---y)- Le système (i4) est donc de la forme

^^^' dt ~ ^zi • dt—~ Tyyi '

^ ^ rf/ — '"" •••' dt — ^?'

H étant une fonction quelconque de l/i,---,!/p, s^. Sp et de /. ne

228 LEÇOiNS SUR LE PROBLÈME DE PFAFF.

renfermant pas les variables y, Mj, ..., Uq, et les fonctions IJ/j étant arbitraires. Ce système (i4) est donc ramené au système canonique (20) suivi des équations (21) et (22). En particulier, si n=L2p -\- I , le système (22) disparaît.

Lorsque la forme w est de classe 2/), on peut de même choisir 2p -{• q=n variables de façon que l'invariant I^ ait la forme canonique

\, = j z,dy, + ...-{- z^dij^,

le système d'équations différentielles (i4) étant remplacé par le suivant

, ,,x dy^^ dj/p^ ihi dz£ flu^ dug

^ ^^ Yi Yp— Zi Zp — U, 117 — ^^'

les dénominateurs Y,, Z/,-, Ua étant des fonctions des variables iji,

zii, u/i et de t. Pour obtenir l'expression de -jp , il est inutile de

recommencer le calcul ; il suffit évidemment de supprimer les termes qui renferment Y et y dans l'expression obtenue plus haut. Les conditions (16) sont alors remplacées par les suivantes

P Si l'on pose H = ^ Sk^k, elles deviennent

Page 1