CHAPITRE Vil. — SYSTÈMES DÉRIVÉS. PROBLÈME DE MONGE
jusqu'à un ordre fini, il faudrait (') que le système de Pfaff équivalent de trois équations à cinq variables
&), = (i 4- «2 L. y2^ f{x — du ^ o, &>2 =r (i + a' -J- i'*)dy — do = o, «3 = (i -f «' + o*)rfr — odu + udv = o
fût un système spécial, ou que son système dérivé fût de classe inférieure à cinq. Or on a
, 2v(JvSu — duorj
, 2u(dpêa — duSvf
I ^ II- — r^ 2(daov — oudrf
- ~ i + «î - r2 (mod. w,, '«)», «s).
Le système dérivé est donc formé des deux équations £1, rr wj -|~ ^'^^3 ^^ ^f --2 ^^^ '^t — U<"3 ^ O, d'où l'on tire
dx = — rdc + Bdu -\- Crfo, di/ =: uds + Bjrfa -\- Q.\dv.
B. C, Bj. r. ne dépendant que des variables « et v. Ainsi qu'on Ta. remarqué plu; haut (pag-e 272), ce système est de cinquième classe, et par suite le svstème S est un système normal, non iutégrable explici-^ tement.
Pour ramener le système S à une forme simple (IX'), on peiït modifierla méthode g^énérale en observant que les deux premières équations du système forment un autre système de classe quatre, doïjit l'équation^ dérivée est
(i -j- «* + v^){udT -j- ody) = udu -j- vdo.'
En posant
(42) a = tg ^ cos a, t' = tg i sin a.
(•) En eflFet, les cosinus directeurs de la binormale sont respectivement
si .r, y, r, s'exprimaient explicitenoent par des formules de la forme (a?), a et i> s'exprimeraient aussi explicitement.
cette équation devient
ce qu'on peut écrire
en posant (43)
On a ensuite
d^ =: cos a.d.X + sin udr/.
dY = Xdu,
X = X sin a — // cos ix,
Y =r ^ — ,T, cos a — // sin «.
dX =: sin xdœ — cos adi/ + (x cos « + y sin «)r/a =r (^ — Y)d(x-{- fiin xdx — cos adi/,
et, en remplaçant dx et (/// par leurs expressions tirées des équations du système,
dX=[p — sin (3 cos ^ - Y]d<x.
Enfin, la dernière équation du système S devient, après ce chanfi^emeat de variables,
dz =: sin^ <^da..
Le système donné S est donc ramené à la forme
dY — Xdu, rfX = [^ — sin^cos^ — Y]rf«, Jr = sin2 prf«,
au moyen du changement de variables défini par les formules (42) jE^et (43). On obtient l'intégrale générale de ce système en prenant «pour ^.'variable auxiliaire et en posant
P(44) ^ =/(«), X =/'(«), /3 - sin |3 cos ^S =/(«) +/"(«),
îi^Mt doiané par une quadrature,
sin- ^du,
P étant une fonction de « définie par la troisième équation (44)^ où f{ot) est une fonction arbitraire {}).
(*) C . Cartan, Annales Scientifiques de l'Ecole Normale Sapèrieure, 3' série, t. XXVII, igio, page lyg.