CHAPITRE VIII. — MULTIPLICITÉS INTÉGRALES
variable x', ces fonctions étant telles qu'elles se réduisent aux précédentes o, ç^, ...•', quand on prend pour a:"' une fonction convenable de Xj, a?2, ..., JCp. Il est évidemment permis de supposer que cette variable x' est une des variables x^^i, ..., x^. Nous supposerons, pour fixer les idées, que c'est J7pj.£ et, pour plus de clarté dans les notations, nous remplacerons x^+i par ^(J?^, ...» Xp) + a;, et jQous désignerons les variables x^^^, ..., x^ par r,, z^, ..., 5„, le nombre m étant égal à n — p — i . Ave^; ces notations, les variables qui figurent dans le système S sont
1" "^2' •••» Xp, X, Jj, »9, •••» * B» >
la multiplicité intégrale M^ connue est représentée par le système d'équations
(i3) x = o, s^=zz^{Xi, ...,Xp), ..., :^=-:Jx^, ..., Xp),
et toute multiplicité M^^^ renfermant M^ est à son tour représentée par les m équations
(i4} --, = ^i{x, Xi, ..., Xp), ..., r,,, = <^^{x,Xi, ..., Xp),
les m fonctions ^j, ..., <^„ devant se réduire à 7,, ..., ç„ respectivement pour x = o, et étant holomorphes dans le domaine du point X = o, Xi ^= J7i", ..., Xp = Xp^.
Pour exprimer que les équations (i4) représentent une intégrale Mp+i, on peut écrire que tout élément Ep+i de cette multiplicité est un élément intégral du système. Or tout élément Ep+i de yip^i est défini par les p -\- i éléments linéaires distincts
dxi dx2 dxp dx^ dçj^ ds„,
00 CI î>rj Or„,
dxi dXj dxp dœ^ dci ds,n
* I o o o ?£i^ :SSm
JXi !SXi
dxi dxj dxp dx^ ^[£L— ■ ^-m
'* o o ' ' ' I o ^Si ' ' ' l>Sm
Ces p + I éléments linéaires doivent être intégraux et deux à deux en involution.
Soient
(ùi>^)=.akdx 4- aicidx^ + ... 4- akpdxp + bk\dz^^ f ... + bhmdzm = o {k= I, 2, ..., r)
les r équations du système S. Nous poserons
i2,(A-) = a,: + 6a-i ^ + . . . + bkm ^^ , ili'fc) ^ a,à + b,A ^^ + . . . + bk,n ^^ ;
les k{p 4- I) équations 0^(/'^):=o, îi/CO^io suffisent pour exprimer que M;,+ ) est une multiplicité intégrale du système. Mais on j)eut leur adjoindre immédiatement celles qui expriment que les p + i éléments e, e^^, ..., Cp sont deux à deux eu involution, et qui se déduisent des premières. Ces relations peuvent s'écrire sous forme abrégée
le symbole — indiquant une dérivation par rapport à xi, quand
on j ve^SivAe z^^, z^, ..., z^coïn.ïn.e àQ& îoncùonii àQ% p -\- i variaiiles indépendantes x, ic^, ..., Xp. Nous partagerons ces équations en deux groupes, le premier ne renfermant pas les iîo*'*^
(I) i-iiW = o, £iij(^) = —^ Ùr'^''' (^y, = 1,2,. ..,/>);
les équations de ce groupe expriment que les p éléments e^, e^, . . ., ep sont intégraux et deux à deux en involution. Les équations du second groupe
(II) noW = 0, iV'')=:^^r ^=0,
expriment que e est un élément intégral en involution avec les p éléments linéaires e^, gjî •••? ^p-
Si les relations du groupe (I) sont vérifiées, l'élément a p dimensions défini par les p éléments linéaires e^, e^, ...,ep est un élément