PARALYSIE DE LA 1" PAIRE
férenlialion originelle le tableau du diagnostic différentiel de la paralysie du droit inférieur et de l'oblique supérieur. Il se constate dans le sens du strabisme ou des images, mais surtout dans la marche de la différence de hauteur des images doubles, qui augmentera quand on portera l'objet à droite, ou en dedans et en bas, si l'oblique supérieur est compris dans la paralysie, qui augmentera dans le sens opposé et diminuera dans le premier, s'il est intact (voir le § 69).
Quant au strabisme, il deviendra d'autant plus divergent, ou les images croisées plus distantes, que l'oblique supérieur joindra son action divergente à celle du droit externe demeuré intact.
Lors du mouvement de l'objet en dehors et en bas, on pourra, en outre, percevoir objectivement un mouvement de rotation de haut en bas et de dehors en dedans de la cornée, dû à l'intégrité de l'oblique supérieur.
Ajoutons à ces signes, la symptomatologie générale suivante de la paralysie de la troisième paire dans son ensemble :
« Si l'on ferme l'œil sain, et que l'on prescrive au malade de s'avancer vers un endroit désigné, il se trouve pris de vertige, de disposition à la syncope, de sorte que sa démarche devient chancelante; ces symplôraes annoncent la confusion produite dans son esprit entre la position réelle et la position imaginaire des objets. Lorsqu'il n'y a qu'un seul muscle d'affecté, les malades s'accoutument à cette illusion et apprennent à la corriger; mais ici il y a tant de muscles pris, que la confusion devient des plus fatigantes et trop considérable pour être rectifiée. » (John Wells, trad. par Testelin.)
Ajoutons qu'à raison de la paralysie de l'élévateur de la paupière supérieure, ce voile tombe au-devant de l'œil. C'est le premier symptôme qui frappe l'observateur.
§ î*. - Paralysie de l'orbiculaiie ou delà 7? paire.
Ce sujet est, au fond, un peu en dehors de notre cadremais dans un travail qui a pris pour objet l'histoire des para-
lysies musculaires de l'œil, refuser quelques alinéas à un article qui compléterait le tableau, sous prétexte qu'il ne rentre pas absolument dans la question proposée, ce serait peul-ôtrc exercer là une rigueur de logique exagérée.
Quelques mots donc sur cette paralysie si connue.
On rencontre cette affection à tous les degrés depuis le paresis, a peine perçu et qui n'entraîne que peu ou point de larmoiement , jusqu'au lagophthalmos parahjticus.
Le premier symptôme d'une paralysie légère de l'orbiculaire, c'est l'épiphora ; les inflammations catarrhales, la xérophthalmie, les kératites pannilbrmes viennent à la suite, surtout chez les personnes âgées.
La paralysie de l'orbiculaire des paupières dépend de celle des branches du facial qui anime ces muscles. Suivant le point du nerf afl'ecté, la paralysie restera bornée à l'orbiculaire seul ou à plusieurs autres muscles, ou à tous ceux auxquels se distribue la portion dure de la septième paire. Un fait important et qui a une grande valeur diagnostique, c'est que le lagophthalmos existe presque constamment dans la paralysie isolée du facial, mais manque presque toujours dans l'hémiphlégie cérébrale.
Comme dans les autres paralysies des muscles de l'œil, les causes sont périphériques ou centrales (voir l'étiologie générale).
Les causes périphériques et surtout les rhumatismales, sont celles qui comportent le meilleur pronostic.
C'est dans ce genre de paralysie que l'électricité peut le mieux réussir : elle peut en effet être appliquée exactement sur le muscle. Au début, il faut l'appliquer à intervalle d'un ou deux jours, ensuite plus fréquemment. Bien que la guérison qu'elle amène soit d'ordinaire prompte, il ne faut pas renoncer trop vite à son emploi, car son action efficace peut être retardée et ne se manifester qu'au bout d'un temps assez long.
On a essayé des remèdes sans nombre contre la xérophthalmie, et des expériences ont été tentées pour imiter autant que possible la composition de la sécrétion lacrymale. M. de Graéfe
ÉTIOLOGIF. 1 8 5
a trouvé que le meilleur moyen consiste à laver l'œil avec du lait.
Si le lagophthalmos et l'ectropion de la paupière inférieure produisent beaucoup d'irritation et d'inflammalion/'il faut recourir à l'opération de la larsoraphie.
§ ÎS. — Causes générales de la paralysie.