PREMIÈRE PARTIE
M. Vanuccini, etc. Le volume de ces appareils arrive à peine à un mètre cube ; ils ont tous à peu près la même disposition : une chambre à air, sorte de caisse dont la double paroi contient des corps mauvais conducteurs de la chaleur, comme la laine, la paille, etc.; ensuite, pour former le plafond supérieur de cette caisse, un réservoir en métal où l’on met de la glace ou bien un mélange réfrigérant.
On peut encore se servir de grandes boîtes en zinc dont le couvercle est assujetti hermétiquement par une bande de caoutchouc ; dans ces boîtes, on met quelques morceaux de chaux vive et , à côté , les sachets de graine, en assez petit nombre pour que l’air inclus dans la boîte suffise à la respiration ; les boîtes ainsi préparées peuvent être mises en glacière et visitées seulement une ou deux fois, de novembre à avril.
Nous ne possédons en France aucun grand établissement d’hivernation qui soit installé comme ceux d’Italie. On peut regretter certainement que nos départements séricicoles ne soient pas pourvus de locaux où chaque éleveur puisse entreposer ses graines jusqu’au jour où il lui convienne de s’en servir.
Cependant ce regret est atténué lorsqu’on considère le succès assez satisfaisant des graines que l’on conserve sans locaux spéciaux, mais avec les précautions qu’inspire la connaissance plus exacte des besoins auxquels il faut satisfaire. L’exclusion de l’humidité, surtout, réalise un grand progrès. Qu’on y joigne un renouvellement d’air abondant ; qu’on évite, après l’hiver, d’employer des locaux trop exposés au soleil, et avec ces simples précautions on aura déjà singulièrement amélioré les conditions de conservation des graines.
INCUBATION DES GRAINES
H. — Incubation. Éclosion.
Développement de l’embryon. — Si l’on examine l’œuf peu de jours après la ponte, lorsqu'il a acquis sa couleur normale, on lui trouve à peu près les mêmes apparences, à l’intérieur, qu’à la fin de l’hivernation.Sousla membrane pigmentaire, le germe se présente alors comme un petit ruban collé à l’ opposite du micropyle, et découpé par une strie longitudinale médiane et de nombreuses segmentations transversales ; les deux extrémités de ce ruban s’élargissent un peu et leurs cellules se confondent avec celles de la masse du jaune.
Mettre l’œuf en incubation, c’est le placer dans des conditions favorables pour que l’embryon poursuive son développement et passe de la phase indiquée ci-dessus à celle de l’éclosion.
Sans entrer dans les détails de ce développement, qui d’ailleurs ne sont pas encore tous parfaitement élucidés, disons seulement que la face de l’embryon tournée à l’extérieur devient la face ventrale du corps du ver, de sorte que le jaune est comme porté sur son dos ; ce jaune communique du reste constamment avec la poche formée par la partie médiane du ruban blastodermique, poche qui représente l’estomac, ou intestin moyen. Les extrémités anale et buccale de l’intestin sont formées par des invaginations de la face externe du blastoderme ; les deux cavités ainsi déterminées (intestin postérieur et intestin antérieur) iront s’aboucher avec l’intestin moyen. L’intestin postérieur offre deux diverticules qui deviendront les tubes de Malpighi. Quant aux segments transverses, les cinq premiers appartiendront à la tête , les