‹ Leçons sur le ver à soie du mûrierChapitre 23 sur 98 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

quer l’éclosion précoce? C’est ce que les résultats connus jusqu’ici ne permettent pas encore de dire.

» Effet des acides. — Tous les moyens employés jusqu’ici n’ont en effet entre eux aucune ressemblance, et en voici un autre qui diffère encore plus de tous les autres : on peut provoquer l’éclosion précoce de la graine en la plongeant dans l’acide sulfurique au maximum de concentration. La graine supporte très bien un bain de deux minutes dans cet acide, tandis que le tissu auquel les œufs s’attachent est complètement détruit. Mais il n’est pas nécessaire d’aller si loin : trente secondes d’immersion, suivies d’un lavage à grande eau, suffisent pour rendre la graine apte à éclore. Je n’ai pas obtenu beaucoup de vers par ce moyen, ayant opéré sur une graine trop âgée, mais j’ai constaté le phénomène d’une

façon indubitable. »

En 1877 et 1878, M. Bolle et MM. Yerson et Quajat ont obtenu des éclosions plus abondantes en opérant avec l’acide chlorhydrique , l’acide nitrique et même l’eau distillée chauffée à 50°; les œufs n’avaient que 12 à 24 heures d’âge. Avec l’acide chlorhydrique spécialement, cinq minutes d’immersion ont suffi pour obtenir 90 °/0 d’œufs aptes à éclore ; l’éclosion a commencé le onzième jour et s’est prolongée durant neuf jours.

Les divers procédés d’éclosion que nous venons d’énumérer rendent plus faciles les essais d’éducations automnales ; ils servent aussi à ceux qui étudient les croisements et qui veulent voir au plus tôt la couleur des cocons résultants.

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