‹ Leçons sur le ver à soie du mûrierChapitre 30 sur 98 · CD · texte numérisé non relu

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On remarquera que l’oxygène absorbé n’a pas été employé tout à la formation de l’acide carbonique; une fraction a servi à former d’autres combinaisons.

Une autre observation à faire sur ces chiffres, c’est qu’ils doivent dépendre tous de la température du milieu ambiant, que les expérimentateurs n’ont pas indiquée: il est à présumer qu’elle s’écartait peu de 20° à 25°, températures ordinaires des mois de juin et juillet.

Exhalation d’eau. — La peau du ver n’exhale pas seulement de l’acide carbonique, elle laisse encore exhaler une énorme quantité de vapeur d’eau.

Cette vapeur d’eau provient en partie de la combustion respiratoire, mais elle est aussi indubitablement le principal moyen par lequel s’échappe de l’organisme la plus grande partie de l’eau ingérée dans les voies digestives.

D'après Dandolo, 30,000 vers arrivés à maturité ont consommé effectivement, c’est-à-dire digéré, environ 420 kilog. de feuille fraîche (ou 14 gram. par ver) et laissé perdre de la même feuille sous forme de litière (dans les procédés ordinaires) plus de 300 kilog. Or, cette feuille fraîche renferme en moyenne 65 p. 100 d’eau ; les 30,000 vers, ne faisant aucun excrément liquide, doivent donc exhaler par la peau, de l’éclosion à la montée, 273 kilog. d’eau.

Si on veut répartir cette quantité entre les âges du ver, on peut partager la consommation totale, 420 kilog., en parties proportionnelles aux poids des repas servis effectivement à chaque âge, poids qui sont représentés à peu près par 3, 9, 28, 84 et 512; on a ainsi :

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