IV. — Élevage industriel
Nécessité d’obtenir des rendements élevés. —
Quand on veut élever des vers à soie industriellement, le problème à résoudre n’est pas seulement de mener à bonne fin le plus grand nombre possible des sujets éclos, mais encore de le faire assez économiquement pour réaliser un bénéfice raisonnable sur la vente des produits, c’est-à-dire des cocons, car nous laisserons pour le moment de côté les éducations faites en vue du grainage. Or les frais qu’entraîne une chambrée d’une once (25 grammes), tant en feuille et main-d’œuvre qu’en achat de graine et autres menues dépenses, ne s’élèvent à guère moins de cent francs; en supposant les cocons à 4 fr. le kilogr., il faut donc récolter plus de 25 kilogr. pour avoir du bénéfice.
Ce chiffre de 25 kilogr. ne paraîtra pas bien fort à ceux qui ont tiré d’une once de graine jusqu’à 50, 60, 65 kilogr. et quelquefois plus ; cependant la moyenne des éleveurs arrive à peine à 20 kilogr., ce qui revient à dire que leur industrie les met en perte.
Il est donc absolument nécessaire qu’ils y renoncent, ou bien qu’ils fassent en sorte d’arriver à des rendements