‹ Leçons sur le ver à soie du mûrierChapitre 43 sur 98 · ÉLEVAGE AUX RAMEAUX · texte numérisé non relu

ÉLEVAGE AUX RAMEAUX

de seigle, dont le faîte s’élève à 5 ou 6 mètres environ; enfin, au-dessous des traverses sur lesquelles doit monter l’ouvrier, on fait, à environ 50 centim. de distance, un treillage grossier avec des perches, et c’est sur ce treillage qu’on dépose les rameaux de mûrier chargés de vers à soie. Cette espècede hangar, appelé tilimbar , est représenté, en coupe idéale, dans la figure ci-après.

Fig. 16. — Tilimbar (largeur 4 mètres, hauteur 5m,60).

A, Supports pour l’ouvrier. — B, Supports pour les vers à soie.

Quand on y introduit les vers, ils sont généralement sortis de deuxième ou de troisième mue. Chaque jour, matin et soir, on leur sert un repas de rameaux fraîchement cueillis, qu’on met en travers des précédents ; les vers se répartissent sur ces rameaux à différents niveaux, de sorte que les 24 mètres ainsi garnis équivalent au moins à 48 mètres carrés de claies; de là, l’économie de place; les excréments tombent à terre; il n’y a donc rien à déliter. A la longue, l’entassement des branchages

finit par s’élever jusque sous les pieds de l’ouvrier; mais à ce moment les vers sont arrivés à maturité, il n’y a plus qu’à jeter sous le toit des broussailles et de la paille pour qu’ils y fassent leurs cocons ; la toiture même leur fournit des logements commodes.

Tel qu’il est pratiqué dans le Levant, ce procédé donne de très faibles rendements, parce que la moitié des vers au moins se laissent tomber à terre et sont perdus ; en outre, l’accumulation des branches finit par gêner la circulation de l’air ; enfin ce système paraît incompatible avec la superposition de plusieurs étages de vers, et conséquemment inférieur, comme économie d’espace, au système des claies.

Système Cavallo. — Voici par quelles dispositions, d’après M. Cavallo, toutes ces difficultés sont surmontées (fig. 17) :

Dans une magnanerie ordinaire ou dans une salle quelconque propre à en tenir lieu, on dresse des poteaux sur deux rangs, de façon qu’ils se correspondent deux à deux et délimitent ainsi des espaces rectangulaires de lm,20 de long sur 0m, 85 de large, ou à peu près. Ces poteaux sont munis de crochets à vis ou de chevilles, à des intervalles de 50 centimètres ; sur ces crochets se placent des barres transversales d’environ f mètre de long ; enfin sur ces barres reposent plusieurs lattes ou perches d’environ lm,40, disposées parallèlement aux longs côtés du rectangle. C’est sur ces lattes que seront déposés les rameaux chargés de vers. On aura donc, à des distances verticales de 50 centimètres, autant d’étages de vers que l’on voudra.

Voici maintenant comment on enlève les vieux bran-

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