‹ Leçons sur le ver à soie du mûrierChapitre 44 sur 98 · ÉLEVAGE AUX RAMEAUX · texte numérisé non relu

ÉLEVAGE AUX RAMEAUX

chages quand leur accumulation forme un lit de 10 à 12 centim. d’épaisseur. Précisément à 10 ou 12centim. au-dessus de chacun des crochets dont on a parlé, se

Fig. 17. — Bâti à trois étages, système Cavallo.

A, Premier plan du premier étage. — B, Traverse pour le deuxième étage. — G, Troisième étage, avec toutes ses lattes et traverses.

trouve un second crochet ; cette nouvelle série sert à supporter un système de traverses et de lattes pareil au

premier, mais qu’on n’installe que quand les rameaux de mûrier arrivent à ce niveau; les nouveaux rameaux qu’on apportera seront donc placés sur ces lattes, et, quand les vers y seront montés, on pourra retirer les barres du lit inférieur : on fera ainsi tomber tous les vieux branchages ; si on a eu soin à l’avance de tendre au-dessous un hamac, il sera facile d’emporter au dehors tous ces débris d’un seul coup. Ensuite on fera redescendre tout le système à la place où était l’ancien, et on pourra plus tard recommencer, si besoin est, la même opération.

Inutile d’insister sur le mode de jonction de deux travées : les poteaux qui les séparent servent à l’une et à l’autre ; le dessin ci-dessus représente deux travées de trois étages chacune ; la surface horizontale de ces six étages est 6xlm,20x0ra,85=6m, 1 2. A cause de l’éparpillement des vers à plusieurs niveaux, ces six étages suffisent pour loger autant de vers que 12 mètres carrés de claies. On a donc une économie de place réelle. Quant aux vers qui se laissent tomber, on peut les recevoir sur des branches mises à terre, et les remonter sur les étagères : il n’y a donc rien de perdu ; on peut ainsi arriver à des rendements aussi élevés que par l’usage des claies, et profiter des avantages économiques que présente l’élevage aux rameaux sous le rapport de la main-d’œuvre principalement ; tous les éducateurs devraient faire l’essai de ce procédé si simple et si avantageux.

Ventilation des magnaneries. — Nous avons vu (pag. 75) que l’aération est indispensable aux vers, non seulement pour leur fournir la quantité d’oxygène nécessaire à la respiration, mais encore pour évacuer hors de la magnanerie la vapeur d’eau, l’acide carbonique et les

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