‹ Leçons sur le ver à soie du mûrierChapitre 46 sur 98 · MAGNANERIES DU JAPON · texte numérisé non relu

MAGNANERIES DU JAPON

Fig. 19.— Plan et coupe d’une magnanerie japonaise (MN= 4 mèl.).

A, Salle d’élevage et étagères. — B, Verandah. — C. Magasin. — D, Lanterneau. — E, Brasière.

Magnaneries Danclolo. — Dandolo est le premier qui

ait cherché à assurer la ventilation par tous les temps, à l’aide de dispositions calculées dans ce but : son système repose sur les propriétés des cheminées. On sait que les cheminées ordinaires, en tant qu’appareils de chauffage, sont loin d’être économiques, car elles versent sur les toits, avec l’air écoulé, les neuf dixièmes de la chaleur du foyer ; mais précisément l’énorme débit d’air qu’elles produisent est, dans la circonstance actuelle, l’effet utile que l’on recherche. Avec une section de 20 décim. carrés et une vitesse de 2 mètres seulement par seconde, un tuyau de cheminée évacue 34,500 mètres cubes d’air en vingtquatre heures. D’après M. Morin, 1 kilogr. de combustible brûlé correspond à un débit d’environ 140 mètres cubes à l’heure, si c’est du bois ; 200 mètres cubes, si c’est de la houille. Souvent même, sans aucun feu allumé, par le seul effet des différences de température à l’intérieur et à l’extérieur, une cheminée évacue plusieurs centaines de mètres cubes à l’heure. On comprend, d’après cela, que Dandolo ait muni ses magnaneries de nombreuses cheminées ; il les a destinées, non pas à chauffer la salle, mais à permettre d’y faire, par intermittence et quand il le faut, des flambées de sarments, de paille, de copeaux et autres combustibles légers, qui brûlent vite avec beaucoup de flamme, mettent l’air en mouvement et ne modifient guère la température à l’intérieur. Pour aider au renouvellement de l’air, Dandolo a encore percé des soupiraux au plafond, au plancher et dans les murs latéraux à toutes les expositions ; ces soupiraux sont tous munis de volets ou de registres, afin qu’en les ouvrant, où et comme il convient, on puisse établir des courants de haut en bas ou inversement, ou même des courants transversaux. Quant au chauffage, il

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