CHAUFFAGE, ÉCLAIRAGE
peu économiques à ce point de vue. En somme, chacun se guide en cette matière d’après ses convenances ; tous les appareils sont bons, pourvu qu’ils soient bien dirigés; ainsi, s’il y avait des exhalaisons de gaz asphyxiants, il faudrait que la ventilation fut assez active pour les réduire à des proportions insensibles; à cette condition, môme, les brasières seraient tolérables.
Éclairage. — Beaucoup de magnaniers prétendent que les vers aiment l’obscurité. On peut leur objecter que, dans l’état de nature, ils vivraient sur les mûriers en pleine lumière; d’ailleurs, dans bon nombre de magnaneries, on n’a pas craint de percer de hautes et larges fenêtres, sans que les vers s’en portent plus mal; on se borne à les abriter par des rideaux contre les rayons directs du soleil, dont l’action calorifique pourrait être trop énergique.
On n’a cependant pas le droit de condamner absolument la pratique contraire tant que des expériences précises n’auront pas prouvé que la lumière plus ou moins vive est sans influence sur la sécrétion soyeuse.
Procédés d’encabanage. — Quand le magnanier s’aperçoit que la maturité des vers est proche, il dispose tout pour la montée.
Longtemps à l’avance, il a dû s’approvisionner des objets nécessaires. Dans les Gévennes, ce sont des rameaux de bruyère, de genêt, de ciste, de chêne, des sarments de vigne, des tiges de colza, et en général toutes sortes de broussailles sèches. Avec ces branches, on forme des baies dont le pied repose sur la claie où sont les vers, et dont la tête va d’ordinaire toucher la claie
située au-dessus, eu se courbant sous elle en forme de berceau; ces haies, assez épaisses sans èlre trop touffues, doivent offrir aux vers des interstices nombreux pour y