‹ Leçons sur les anesthésiques et sur l'asphyxieChapitre 123 sur 127 · OXYDE DE CARBONE. ^ — POÊLES EN FONTE · texte numérisé non relu

OXYDE DE CARBONE. ^ — POÊLES EN FONTE

et varient d’intensité avec les proportions du gaz toxique.

» A faible dose, on remarque d’abord un engourdissement, une sorte de pesanteur de la tête, qui vont en croissant et dégénèrent en une somnolence ou un laisser-aller général ; l’appétit disparaît.

» A mesure que la proportion d’oxyde de carbone s’accroît, les mouvements nerveux, la paralysie apparaissent et l’anesthésie devient complète.

» Mais, comme nous l’avait aussi, dès l’origine, indiqué M. Cl. Bernard, ces symptômes produits, même par de fortes doses de gaz toxique, disparaissent promptement dès que les animaux sont soustraits à son action par leur exposition à l’air libre, et leur rétablissement semble complet.

» Or, si les symptômes graves et caractéristiques qui se produisent quand un individu est exposé à l’action d’une atmosphère viciée par une proportion notable d’oxyde de carbone lui permettent de s’y soustraire et d’en éviter le danger par l’exposition immédiate à l’air, il n’en est pas de même quand, la proportion de gaz toxique étant trèsfaible, l’on ne sait à quelle cause attribuer le malaise indéfinissable que l’on éprouve, et que, par suite même de l’engourdissement, de la mauvaise disposition où l’on se trouve, on hésite à se déplacer et l’on reste exposé aux effets d’une intoxication lente.

» Aussi croyons- nous que c’est surtout par leur usage continu, par l’élévation momentanée, mais trop souvent répétée, de leur température, que les poêles en fonte et ceux en fer sont particulièrement dangereux dans les habitations privées, de peu de capacité, contenant pro-

Page 1