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PASSAGE DES POISONS DANS LES URINES

phényl-sulfureux ; des corps de la série aromatique, indol, scatol, crésol; de l'acide butyrique comme dans l'estomac; de l'acide lactique comme dans l'estomac et la première partie de l'intestin, de l'acide formique comme dans l'intestin ; de l'acide acétique, comme il s'en forme, sous certaines influences pathologiques, une masse considérable dans tout le tube digestif.

On trouve encore dans les urines des alcaloïdes : les uns s'y montrent modifiés comme la quinine, les autres en nature et sans modifications préalables. Parmi ces alcaloïdes, les uns sont solubles dans le chloroforme, d'autres insolubles dans ce corps, mais solubles dans l'éther : les uns et les autres se retrouvent dans l'urine avec les mêmes caractères que dans l'intestin.

Rien dans la physiologie n'autorisant à considérer tous ces. corps comme des produits élaborés par le rein, c'est donc le sang qui les y a conduits.

Un des premiers auteurs qui se soient occupés expérimentalement de ces intoxications, Stich, pensait que les poisons du tube digestif doivent être neutralisés, se détruire, ou subir des modifications qui les dépouillent de leur toxicité par suite de leur passage à travers la membrane absorbante de l'intestin jouant le rôle de dialyseur, à travers les cellules épithéliales et la paroi des capillaires. Il s'émerveille de voir tant de poisons dans le tube digestif et si peu d'accidents toxiques, et, constatant que les poisons du tube digestif sont inoffensifs pour l'animal qui les a fabriqués, tandis que ces mêmes poisons deviennent nuisibles à un animal d'une autre espèce à qui on les introduit dans le rectum ou l'estomac, il est amené à penser que chaque espèce animale a le pouvoir de détruire elle-même les substances toxiques qu'elle fabrique.

C'est là une vue de l'esprit que rien ne démontre.

D'après HofFmeister, les globules blancs auraient un rôle dans la transformation des peptones en albumine, puisqu'on ne retrouve plus aux émonctoires les peptones qu'on a injectées dans le sang. On pourrait peut-être appliquer cette hypothèse d'Hoffmeister à la destruction des poisons et dire que les sub-

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