FORMES CLINIQUES DE LA DILATATION GASTRIQUE
et que l'acide acétique, produit en quantité excessive, irrite la muqueuse des voies digeslives.
On doit placer le rein mobile plutôt dans la forme rénale, quoiqu'il dépende des congestions réitérées du foie.
Au type névrosiqiie se rattachent les vertiges, l'accablement matinal, la migraine, les spasmes vasculaires des doigts, l'irritation spinale, la névrose cérébro-cardiaque, l'iiypocliondrie, les contractures des extrémités.
La forme cardiaque comprend les palpitations, l'essoufflement, les battements des tempes, les rougeurs de la face, l'angoisse cardiaque, la fausse angine de poitrine.
La forme asthmatique ou bronchitique est celle où le coryza est fréquent, où des mucosités glutineuses obstruant les canaux bronchiques provoquent une toux pénible avec sibilances, qui disparaît quand le malade a réussi à les expulser.
La forme rénale est très importante à connaître. Quand on a constaté chez une personne une albuminurie qui n'est pas l'albuminurie transitoire d'une fièvre, alors qu'on est indécis entre l'hypothèse d'une lésion du rein et celle d'une atTection cardiaque, il faut penser aussi que cette albuminurie peut être d'origine dyspeptique et stomacale, puisque, 17 fois sur 100, l'albuminurie coexiste avec la dilatation de l'estomac. Simultanément peuvent exister les mêmes accidents que ceux qui sont sous la dépendance des autres albuminuries, l'hypertrophie cardiaque par exemple.
Sous le nom de forme cutanée on peut réunir l'urticaire, l'acné rosée, certains eczémas circonscrits, etc.
La forme rhumatismale^ quoique le mot soit défectueux, est caractérisée par la prédominance des manifestations articulaires, qui attirent de suite l'attention et qui sont prises souvent à tort pour du rhumatisme chronique. A cette forme peut être rattachée la phlébite; j'ai vu celle-ci chez des médecins qui avaient de la dilatation de l'estomac et se considéraient comme atteints de phlébite rhumatismale.
Enfin il y a lieu d'admettre un type consomptif aigu ou chronique.