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CONTREPOISONS : CHLOROFORME, CHLORAL

rent 2 saDgsues, qu'on a enlevés en pareil cas. Abercrombie, Marshall-Hall, Rayer, et tant d'autres après eux, ont employé la saignée copieuse contre les accidents urémiques, et ils ont vu guérir des gens assurément menacés de mort.

C'est surtout dans les néphrites aiguës, curables, telles que la néphrite scarlatineuse, que la saignée trouve son indication formelle, si les accidents urémiques se montrent; car, dans ces cas, la maladie rénale ne demande qu'à guérir, si le malade ne succombe pas à l'assaut passager de l'urémie. Dans ces cas donc, il est obligatoire de pratiquer la saignée, non pas seulement parce qu'elle est légitimée théoriquement, mais parce que, pratiquement, elle s'est montrée utile.

Au contraire, dans les maladies chroniques du rein, l'utilité de la saignée est douteuse; on ne peut sans cesse recommencer à saigner un urémique dont le rein est définitivement et irrévocablement imperméable, on ne ferait que hâter sa mort en appauvrissant sou sang; il n'y aura donc guère lieu de pratiquer la saignée dans l'urémie terminale des néphrites chroniques qu'une seule fois, au moment d'accidents qui menacent d'entraîner la mort immédiatement, et sans autre espoir que de différer de peu le terme fatal.

Puisque, dans la majorité des cas, on ne peut tirer grand bénéfice de la saignée, on a pensé à employer des contrepoisons capables d'opposer leurs effets physiologiques à ceux des poisons qui ont déterminé les accidents urémiques.

Les inhalations de chloroforme ont réussi, surtout dans cette intoxication particulière qui ressemble singulièrement à l'urémie, l'éclampsie des femmes en couches. Elles n'ont pas fait leurs preuves au même degré dans l'urémie des néphrites. En tout cas, elles ne trouvent leur apphcation que dans la forme convulsive, et, bien entendu, on ne doit pas y songer pour les formes comateuses. C'est aussi à la forme convulsive que doit être réservée l'action du chloral, dont nous ne savons pas d'ailleurs quelle est la valeur exacte dans ces cas.

Le bromure de potassium, qu'on a aussi proposé, doit être repoussé de prime abord, car il peut lui-même déterminer l'in-

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