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RÔLE DE L'EAU

dans un liquide faiblement alcalin, après ébullition à 115°. L’optimum de celle espèce est compris entre 27 et 35"

Le Tyrothrir filiformis, al’elal végélalif, supporte, dans le lait, une chaleur de 100°; dans un liquide acide, cette température le tue au bout d'une minule. Les spores de celle espèce supportent une température de 120°, dans le lait ; dans la gélaline, elles son! tuées au-dessous de 110°. D’autres espèces, d’après M. Duclaux, présentent aussi les mêmes particularilés .

Les cellules végélalives du Bacillus anthracis, d'après M. Buchner (1), chauffées, pendant une heure el demie, de 75° à 80°, dans des liquides neutres ou faiblement acides, conservent encore leurs propriélés vegelalives.

M. Brefeld (2) a pu faire développer des spores du Bacillus subtilis, après les avoir soumises, pendant un quart d'heure, à une chaleur de 100°. Leur germination pouvait se produire encore très bien au bout d'une demi-heure, beaucoup moins après trois quarts d’heure et elle ne cessait complètement qu’après trois heures d’ebullition; à 105°, les spores élaient tuées en quinze minules, en dix à 107°el en cinq minutes à 110°.

(1) Voir Nægeli.— Unters. über niedere Pilze aus dem Pfensenplhunele Institut zu München. Munich, 1882.

(2) 0. Brefeld. — Botan. Untersuchungen über Schimmelpilze, IV.

96 LEGONS SUR LES BACTERIES

M. Fitz (1) a montré que les spores de son Bacillus butylicus, du Bacillus amylobacter pouvaient supporler une température de 100° pendant {rois à vingt minutes, suivant les liquides où elles étaient placées ; une ébullition plus longue suffit pour les tuer à 100°, tandis qu'il faut de sept à onze heures à 80° avec de la glycérine.

Une température sèche, encore plus élevée, peut ètre supportée, au moins par les spores. Celles du Bacillus anthracis, du Bacillus subtilis et d’autres subsistent, d'après les expériences de M. Koch (2), après avoir subi une chaleur de 123°.

Parmi les condilions de composition du milieu extérieur, il faul mellre en premiere ligne de comple la présence de l’eau, indispensable à la vie de toutes les cellules, quelles qu'elles soient. La dessiecalion poussée jusqu'au point où l'air environnant ne contient plus trace d’eau, la dessiccation extrême, arrête non seulement la végétation, mais lue les cellules végétatives au bout de peu de lemps, au moins dans le plus grand nombre des cas. Le Dacterium termo, Cohn etle Bacterium Zopfit, par exemple, sont tués en sept jours. Il y a cependant des différences assez nolables suivant les espèces. C’est ainsi que le Micrococcus prodigiosus, desséché, reste vivant et capable de germer, pendant des mois entiers.

(1) A. Fitz.— Berichte der Deutschen Chem. Gesellschaft. 1876-84. (2) Koch. — Mittheilungen aus dem Kaiserl. Gesundheitsamt, I, p. 305.

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